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Quand les réseaux sociaux s’invitent dans les occupations et les préoccupations du vacancier à Bangui

Période des « petites bricoles », temps des délires,  moments des rencontres dans des balles de jeunes et des « battles », mais les réseaux sociaux semblent désormais s’ajouter aux occupations et aux préoccupations du jeune lycéen centrafricain, cette année. A un mois seulement du début des grandes vacances, toutes les folies des jeunes semblent s’orienter vers les réseaux sociaux, notamment Facebook.

Dans des cybers cafés, sur des terminaux mobiles, des téléphones mobiles classiques, le vacancier centrafricain ne laissent rien passer aux hasards pour se « connecter ». « Je n’avais pas voulu me séparer de mes amis, et je supporte mal leur absence, c’est pourquoi, à tout moment je me connecte pour être toujours en contacte avec eux. Je me connecte à tout moment même à minuit, quand je me lève, il faut que je me connecte », a affirmé Béranger, élève au Lycée de La Renaissance à Bangui.

Des avis mitigés

Virginie surfant sur le net © Hippolyte Donossio

Béranger du moins se connecte pour garder ses liens avec ses amis de l’école, mais sa raison n’est pas de partage avec plusieurs autres élèves vacanciers de Bangui. « Moi je n’ai pas trop de connaissance de l’utilisation des réseaux sociaux et pendant l’époque des classes, mes collègues se moquaient de moi, car je n’ai pas beaucoup d’amis sur Facebook ou je ne sais pas chatter. C’est pourquoi je suis entrain de me préparer pour les affronter l’année prochaine », a confié Donis, élève au lycée Barthélemy Boganda de Bangui.

Plusieurs autres élèves sont d’avis que Donis, mais les avis ne s’arrêtent pas à ce niveau. Marina, élève au lycée féminin Pie XII, quant à elle ne manque pas le surf sur le net pendant ses vacances parce que « j’avais un petit ami, mais le gars s’en ai passé de moi et est sorti avec une de mes amies par le canal de Facebook. Je veux lui rendre aussi la monnaie, et voilà pourquoi je multiplie les rencontres sur Facebook ».

Par ces témoignages, on peut dire que les réseaux sociaux font désormais partie des occupations des vacanciers centrafricains. Ceux qui n’ont pas de téléphones sur lesquels il y a l’accès à internet, se battent pour se trouver une petite somme, même en utilisant souvent des moyens illicites, afin se connecter. « De fois je suis obligé d’extorquer de l’argent à mes parents pour me permettre d’aller au cyber, parce qu’ils n’ont pas voulu nous faire abonner à internet à la maison, alors les autres en ont », témoigne Yves, élève au lycée privé du Centre Protestant pour le Jeunesse (CPJ).

Le soir, les cybers café sont remplis. Un coup d’œil sur les écrans, montrent que 9 utilisateurs sur 10 sont sur Facebook. Ce réseau social enregistre aussi plusieurs nouveaux utilisateurs.

Les balles des jeunes et les kermesses n’ont pas encore commencé. Mais pour l’instant, les jeunes s’affluent sur les réseaux, mais ils ont hâte de ce moment, car « nous allons exploser nos profils avec les photos de nos délires », se réjouit Alan, du lycée Saint Kizito.

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