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Archive for septembre 2011

Quand des rires sur facebook se centrafricanise !

Quand des rires sur facebook se centrafricanise

Nouveauté pour les novices, vieux truc pour les habitués, que voilà aujourd’hui les centrafricains veulent à jamais révolutionner leurs rires sur facebook. Il y a de cela plus de 9 mois, Johnny, un jeune blogeur et facebookeur centrafricain écrivait sur son blog « Tout porte à croire qu’à Bangui seuls les analphabètes ne sont pas sur facebook, et pour être totalement « in », dans le moov, il faut maitriser les vocables facebookiens. Il y’a des expressions qu’un Docteur es lettres n’y pigerait que dalle. Vous trouverez par exemple : MKN qui signifie en sango, la langue nationale du Centrafrique : « Mbi Koui Nguia » équivalant de : MDR : « Mort De Rire », il faut surtout connaitre lol : « laughing Out Loud » qu’on pourrait traduire par : Rire à gorge déployée, ou encore xpldr : explosé de rire… ».

A jamais aujourd’hui, les centrafricains mènent sur facebook, une campagne de la valorisation de leur langue sur ce réseau sociale.

Un tract sur facebook

[Appel aux centrafricains de Facebook !! Prière de centrafricaniser nos rires sur fcbk. Les anglais ont leur « LOL »= LAUGHING OUT LOUD, les français « MDR »= MOURIR DE RIRE, les marocains « KDD » = KHARYA DIAL DA7K. Alors soyons de vrais citoyens et utilisons notre Sangö Nationale made in Bé-africa : « MKN » = Mbi koui Nguia
AGB = A Gui Bon ; « MMK » = mama mbi koui ; « STTN »= So Tènè Ti Nyè
Singuila mingui Et si ça t’intéresse mets sur ton mur et fais circuler!!
]

Depuis le lundi 19 septembre dernier, ce tract circule dans la communauté centrafricaine de facebook. La réaction ne tarde pas à venir. Plusieurs centrafricains l’ont utilisé comme leur statut. Ça va, vient et revient à la Une du fil d’actualité de ce réseau social.

Chez facebook, c’est de la moutonnerie à la panurge !

Moins d’une semaine, « le nouveau style » connait un véritable boom. Sur les fils des commentaires sur des photos et autres, tout le monde s’y plonge presque. Sur une photo poster ce 26 septembre, on lire

Jolie tof MKN

Pèndèrè wali ti béâfrika MKN

Singuila a ita MMK

Sur facebook, même après avoir passé plusieurs lunes, certains comprennent toujours que dalle de certaines abréviations. Curieux, ils l’utilisent quand même.

Il y a de cela plus de deux semaines, un ami discutait avec moi sur la messagerie instantanée de facebook, par la suite il me dit MRD, alors que je l’annonçais le décès d’un de nos amis d’enfance. Je lui ai demandé de me dire ce qui le faisait rire, et il me répondait que MDR veut dire MERDE ! Autrement dit, il veut faire juste une exclamation ! C’était à ce moment là que je lui ai donné cette petite leçon.

Le ton est [re]donné, mais pour combien de temps ?

On sait souvent que la plus part des centrafricains ne savent toujours pas accompagner leurs initiatives. Certes beaucoup pourront répondre que MKN est vieux, mais maintenant que c’est réactualisé, peut on espérer que ça va durer ? Vu que les centrafricains lâchent vite prise après quelque moment seulement d’haleine ?

Peut être en lisant Johnny, « Il y’a une société centrafricaine sur facebook constituée de tout le monde : politiques, artistes, étudiants, élèves etc. Chacun est donc obligé de se comporter en bon citoyen, vu que les gens ont leurs photos, coordonnées et informations personnelles sur leur profiles et c’est bien connu, il y’a des choses qui ne se font ni ne se disent en bonne société entre de bonnes gens. Par voie de conséquence, même les dragueurs et aguicheuses patentés opèrent avec tact sur facebook », on peut espérer que la centrafricanisation des rires sur facebook va durer.

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Vers la création d’un front pour l’annulation de la grève et la reprise des cours à l’Université de Bangui ?

L’Université de Bangui, toujours paralysée par la grève des enseignants © Hippolyte Donossio

Depuis le lundi 19 septembre, les cours devraient être repris à l’Université de Bangui. Il y a de cela deux mois et demi, ils ont été suspendus par un mouvement de grève des enseignants du supérieur qui revendiquent un statut particulier. La franchise universitaire devrait être levée afin de permettre aux « enseignants volontaires » de regagner les amphithéâtres et dispenser des cours et permettre à la police, d’intervenir en cas de perturbations des activités.

C’est une confusion totale à l’Université de Bangui, car les points de vus ne se sont pas coïncidés pour cette reprise des cours. L’on se demande si la revendication des enseignants du supérieur a été déjà satisfaite ? Eux qui, au départ étaient soudés, pour « même arriver à une année blanche, ne fusse qu’on ait notre statut particulier », selon leur terme au départ, sont désormais divisés. Après plusieurs négociations, les enseignants n’ont pas gain de cause que voila aujourd’hui, certains se proposent de répondre les cours à cause de « l’esprit de patriotisme », disent-ils.

Le front pour l’annulation de la grève et la reprise des cours à l’Université de Bangui a vu le jour !

Désormais, on peut affirmer que comme à l’exemple des opposants politiques centrafricains après les élections du 23 janvier dernier, certains enseignants du supérieur ont créé un front pour l’annulation de la grève et la reprise des cours à l’Université de Bangui. Les partisans de la reprise des cours ne s’entendent plus avec les adeptes du statut particulier des enseignements du supérieur.

Du coté des étudiants centrafricains, les points de vue ne sont pas aussi partagés. « Nous sommes pour la reprise des cours à l’Université de Bangui, que ce soient les moyens », a affirmé un leader des étudiants de la Facultés des Lettres et Sciences Humaines (FLSH). Stéphane Ndara, Président des étudiants de la Facultés des Droits a par ailleurs affirmé quant à lui que « tous les étudiants sont pour le retour des cours à l’Université de Bangui, mais cette solution partielle ne peut résoudre cette crise ».

Pourtant les cours n’ont pas encore démarré…

Dans les faits, les cours n’ont pas encore été repris comme le prévoit par la nouvelle mesure prise depuis le 15 septembre. « On ignore les raisons », a affirmé un enseignant rencontré ce mercredi 21 septembre sur le campus universitaire, lui d’ailleurs qui « n’est pas du tout d’accord avec cette prise de position qui ne va que faire fermer la porte aux bons sentiments ». Cette grève à l’Université de Bangui a déjà duré plus d’un moins. Mais pour l’instant, à part cette nouvelle de la levée de la franchise universitaire pour un probable retour des cours, un statut quo règne dans les négociations pour la reprise des cours, dans cette unique université de la République centrafricaine. Les enseignants ont prévu une nouvelle assemblée générale le 9 octobre prochain, pour décider des nouvelles conduites à tenir.

Catégories :Education

Bangui a intérêt à arrêter l’hémorragie Goula et Rounga

Les blessés par balles devant l'hopital de la ville de Bria

Le dimanche 18 septembre, d’intenses combats ont à nouveau été déclenchés entre les deux ex-rebellions de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces pour la Démocratie et le Rassemblement (UFDR), dans le quartier de Bornou à Bria (Est de la Centrafrique). C’est depuis le dimanche 11 septembre que ces deux ex-rebellions commencent à se battre. Trente personnes ont été tuées, des centaines de déplacées et sans abris et d’importants dégâts matériels enregistrés. Une tentative de « dialogue direct » a été organisée ce 20 septembre afin de permettre aux deux parties de revenir aux bons sentiments. A l’issue de cette réunion, plus de 10.000 personnes ont prit par à une marche pacifique, pour le retour de la paix dans la région.

Visiblement derrière cette tuerie CPJP – l’UFDR, se trouve les deux principaux groupes ethniques de la localité Goula et Rounga. La rébellion de la CPJP est composée des ethnies Rounga et l’UFDR, des Goula. Ces deux ethnies, composent, arment et financent les deux rébellions.

Les raisons de la rivalité Goula et Rounga

« Nous ignorons les vraies raisons de cette rivalité », avait affirmé déjà le maire de la ville de Bria, Moussa Gounman. Pourtant, plusieurs personnes affirment cependant qu’il s’agissait d’une bataille pour le contrôle du commerce de diamant dans la localité.

Il revient au ministre de la justice, et porte parole du gouvernement, Firmin Féïndiri, de répondre dans une interview aux médias « que la rivalité Goula et Rounga ne date pas d’aujourd’hui ». « Jamais les deux ethnies ne vivaient jamais en paix » a ajouté le porte parole du gouvernement centrafricain.

Alerte, le gouvernement doit doubler de vigilance

Dans une déclaration faite à la presse ce 21 septembre, Bangui s’est contenté d’appeler au calme et demande aux deux parties de respecter leurs engagements contenus dans les accords de paix dont ils sont signataires.

On comprend que la population de Bria n’attend pas de Bangui « une simple déclaration mais une action concrète, visant à ramener la paix dans notre ville », a expliqué Rodrigue Kongo, un commerçant ambulant dans la ville de Bria.

Visiblement il s’agit d’un repli tac-tic, de la part des éléments de la CPJP, en abandonnant Bria à l’UFDR. Bangui a intérêt à prendre ses responsabilités.

L’OCDH n’exclut pas le terme « génocide » !

Un corp ramassé par le service de la Croix Rouge locale de Bria

L’Observatoire centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH), a d’ores et déjà parlé dans une déclaration publiée le 19 septembre, d’« un caractère génocidaire des affrontements, puisqu’ils touchent deux ethnies majoritaires de la région ».

Depuis le déclenchement des affrontements, les témoins joints ont affirmé que pendant les tueries, « on sent l’esprit de l’un pour nuire complément l’autre ». De ce fait, Bangui doit tout faire pour ramener le couteau tranché au fourreau, même si ce n’est pas elle qui a occasionné sa sortie, selon les termes du président centrafricain, lors de son discours, à l’occasion de la journée internationale de la paix, ce 21 septembre.

Malgré qu’il n’y ait pas eu une bonne convergence de point de vue, pendant la tentative de négociation de paix de ce 20 septembre, les différentes parties prenantes de cette crise doivent doubler d’action afin de permettre le retour de paix dans cette ville stratégique de la Centrafrique.

Catégories :Sécurité

Basketball centrafricain : Elvis Bomayako démissionne à tort ou à raison ?

Elvis Bomayako, président de la Fédération centrafricaine de Basket-ball

Elvis Bomayako, président de la Fédération centrafricaine de Basket-ball a  démissionné de son poste le dimanche 18 septembre dernier. Dans la lettre de sa démission, l’ex président de la fédération centrafricaine de basketball, a expliqué en long et en large les « raisons de sa démission ». Mais la question qui mérite réflexion est celle de savoir, si l’acte de Bomayako, était à tort ou à raison ?

Depuis le 17 septembre dernier, certains membres de la délégation centrafricaine qui ont accompagné les Fauves de Bas-Oubangui pendant l’Afro-basket 2011 à Madagascar sont placés en gardée à vue, à la section des Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui en attente d’audition. C’est là, la première raison selon Bomayako, de sa démission.

On leur reproche de ne pas disposer, de par devers eux, de copie des décharges de fonds dont ils ont été bénéficiaires, pendant le déroulement de la compétition de l’Afrobasket 2011. Pourtant, l’ex président de la fédération de basket à affirmé dans sa lettre que « …la fédération centrafricaine de basketball a, ainsi, perçu 280 millions de FCFA qui ont fait l’objet d’une gestion rigoureuse ». C’est ce que lui ne comprend pas !

Les explications de Bomayako

Dans sa lettre, Elvis Bomayako a expliqué que « dans le cadre de la préparation de l’afro basket et des Jeux Africains 2011, sur un budget de 347 millions sollicité, l’Etat centrafricain mis à disposition. Et ce, en deux tranches, à savoir le 30 juin 2011 et 22 août 2011, sachant que 20 millions de FCFA provenant de la deuxième tranche sont restés à la disposition du ministère de la jeunesse et des sports, afin de servir de compléments au reliquat éventuel de fonds issu de l’Afro basket 2011, en vue de notre participation aux Jeux Africains 2011 ».

L’équipe centrafricaine n’avait cependant pas participé aux Jeux africains. Pourquoi les dépenses n’avaient pas été justifiées ? Pourquoi arrête-t-on seulement certains membres du staff technique au lieu de ceux du comité de gestion de ces fonds ?

En tout cas, ces questions restent cependant sans réponse du grand public centrafricain. Seulement, on le sait à Bangui qu’il y avait eu beaucoup de difficultés pour le décaissement du fonds alloué à l’équipe centrafricaine, pour cette compétition.

L’équipe avait failli être renvoyée de la compétition pour non paiement de frais de participation.

Pour l’instant, 5 des 8 membres de la direction technique des Fauves de Bas-Oubangui de basketball de retour d’Antanarivo, arrêtés, ont été relâchés  jeudi 20 septembre 2011, des locaux de la Section de Recherche et d’Investigations (SRI). L’instruction est venue du Procureur de la République.

Catégories :Sports

Bangui cherche à protéger les personnalités politiques centrafricaines mis en cause dans l’affaire Telsoft ?

Fidèle Gouandjika à gauche et Thierry Maleyombo à Droite, concernés par l'affaire Telsoft

Des informations ont été publiées la semaine dernière par les medias à Bangui, faisant état de la mise sous surveillance judiciaire de certaines personnalités politiques centrafricaines, dans l’affaire Telsoft où plusieurs millions de l’Etat centrafricain ont été détournés. Il s’agit de Fidèle Ngouandjika, Ministre du développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des télécommunications et, Abdallah Kadre, ministre délégué sortant des finances.

Les manœuvres de Bangui

Dans un Communiqué de presse publié le 16 septembre par le Directeur des Affaires Juridiques du Ministère des Finances, Rufin Théophile Lanzou, une autre personne serait la pièce de ce détournement. Il s’agit de Grégory Duffosse de nationalité française, qui a été mis en cause pour avoir encaissé en son nom un chèque d’une valeur de 50.000.000 de FCFA pourtant destiné au Trésor public centrafricain.

Par ailleurs, le ministère des finances a porté plainte contre Grégory Duffosse. Selon le ministère, ce comportement est constitutif de détournement de denier public, de faux et usage de faux.

Or peu avant le 14 septembre, c’est le ministère de la justice qui tente d’expliquer les faits à sa manière. Dans un Communiqué du Procureur de la République Alain Tolmo, il avait confirmé l’arrestation de Grégory-Michel Jean-Claude, Directeur Général de TELSOFT GATEWAY Centrafrique suite à une enquête judiciaire menée par la Section des Recherches et d’investigation (SRI), à Bangui. Le Procureur conclut en disant que l’enquête en cours s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et la moralisation des comportements individuels et collectifs.

Il n’ya jamais de fumée sans feu

L’on se souviendrait dans les deux semaines écroulées, ces personnalités citées ci haut, ont eu une véritable douche froide et se sont vus coller tous les titres du monde par les medias tant à Bangui, qu’à l’étranger. Eux également qui se sont lancés dans des campagnes d’autodéfenses.

Ce qui est là, ces personnalités n’ont pas exclut le fait qu’ils ont été auditionnés par le procureur de la République dans une affaire « qui n’a rien à voir avec l’affaire Telsoft, ni à l’audit du ministère des télécommunications », selon les termes du ministre Gouandjika, dans une interview accordée à radio Ndeke Luka, le 31 août dernier. Lui Gouandjika, qui a d’ailleurs confirmé dans cette interview, la levée de son humilité, par le Président de la République, « pour cette affaire qui demeure strictement confidentiel », a-t-il expliqué à nos confrère, se dit « attendre toujours les résultats de cet audit ».

« Il ne va pas tarder à  pleuvoir, car le ciel politique centrafricaine est menaçant »

Ces manœuvres de Bangui amène à penser que ce n’est-il pas une manière pour elle d’aider à « garder le calme et à ne pas céder aux manipulations qui ne tiennent pas compte de l’état d’avancement du dossier », comme l’a souligné le communiqué du procureur ?

Tout compte fait, « il ne va pas tarder à  pleuvoir, car le ciel politique centrafricaine est menaçant », se réjouit un observateur de la vie politique centrafricaine.

Catégories :Politique Étiquettes : ,

Ngouandjika, Maléyombo, Abdallah Kadre sous surveillance judiciaire

De G. à D. Fidèle Gouansdjika et Thierry Maleyombo, tous ex ministres centrafricains des télécommunication

Le filet anticriminel économique de l’état centrafricain serait en train d’attraper des poissons. Le Ministre Fidèle Ngouandjika du Développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Cadre, ministre délégué sortant des Finances sont actuellement sous surveillance judiciaire.

Ces trois personnalités seraient impliquées dans l’Affaire Telsoft où plusieurs milliards de francs CFA de l’Etat seraient détournés. Ces derniers temps, elles auraient déjà été auditionnées par le Procureur de la République.

Les passeports de ces personnalités politiques centrafricaines leur ont été retirés.

Des tentatives de démenti des uns et des autres !

Fidèle Ngouandjika avait déclaré le 31 août dernier sur Radio Ndeke Luka, qu’il a été auditionné sur sa gestion à la tête du département des Télécommunications, entre 2005 et 2008. Il avait déclaré qu’il s’était présenté au parquet en qualité de témoin dans une autre affaire.

Un audit sur la gestion des Télécommunications  des périodes précitées était commandé par l’actuel ministre d’Etat, chargé des Télécommunications Abdou Karim Meckassoua.

Le 6 septembre toujours sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ancien ministre des postes et télécommunications Thierry Maléyombo avait également réagi aux rumeurs qui circulaient à Bangui, faisant état de son arrestation et de sa détention à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI).

Il avait confirmé qu’il avait été auditionné par la gendarmerie il y a un mois, dans une affaire qui n’a rien à voir avec celle de la SOCATEL. « Il s’agissait d’une affaire de créances de l’Etat avec la société de téléphonie « Telsoft ». Une somme d’ailleurs déjà versée au trésor public.

Pour l’instant, l’opinion publique nationale et internationale suit de près l’évolution de cette situation qui pourrait marquer la fin de la récréation prônée par François Bozizé.

© Radio Ndeke Luka

Catégories :Politique

RCA Maroc : Et si le Complexe Sportif Barthélemy Boganda débordait…

Ce public n'avait pas hésité à prendre d'assaut le terrain lorsque la RCA marquait contre l'Algérie le 10 octobre 2010 à Bangui © Hippolyte Donossio

Dimanche 4 septembre 2011, l’équipe centrafricaine affronte la formation marocaine dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de football de 2012. La Confédération Africaine de Football (CAF) a d’ores et déjà avertit de sanctionner le pays hôte de la compétition, pour tout débordement et autre fait perturbant le bon déroulement de la compétition.

L’élément déclencheur de cette mise en garde est le débordement lors du match de la 3e journée de ces éliminatoires, contre l’Algérie, le 10 octobre 2010.

Le Fait

Face à l’équipe algérienne le 10 octobre 2010, le Complexe sportif Barthélemy Boganda qui abrite la compétition était rempli de monde et dépasse même sa capacité des 20.000 places.

A chaque but marqué par l’équipe  centrafricaine (le score final était de 2 buts à zéro), le public assaille le terrain, pour les liesses. On assistait même à des mains courantes.

Les même scénarii allait être répété lors de la rencontre retour entre la formation centrafricaine et l’équipe tanzanienne, le 5 juin, toujours dans le même stade. Le dispositif sécuritaire mis en place par les forces de l’ordre composées de l’armée, de la police et de la gendarmerie marchait au départ, mais à la fin de la rencontre et au 2e but victorieux de la Centrafrique, les forces de l’ordre se sont laissées fait.

Qui sont les auteurs de ces actes ?

On peut voir derrière ces joueurs, des militaires qui descendront sur le terrain au but centrafricain © Hippolyte Donossio

Pour le match RCA – Algérie, le 10 octobre 2010, forces de l’ordre et supporteurs, constituaient les auteurs de ces actes.

« On voit les militaires qui sont censés contenir la foule en cas de débordement, s’agiter de partout, tomber sur les pelouses, soulevant même quelques membres du staff technique de l’équipe centrafricaine », a expliqué Sakin, un des spectateurs de la rencontre.

Les commissaires de la CAF avaient même notifié cela dans leur rapport.  Le pays avait écopé d’une amende de 10.000 dollars américains soit environ 5 millions de FCFA à cause de la mauvaise organisation sécuritaire lors de la rencontre.

Le jury  disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF)  avait rendu public le verdict le 6 novembre 2010  à Johannesburg en Afrique du Sud.

Le Directeur de Cabinet de la Fédération centrafricaine de Football, Benoit ZIANGA avait déclaré qu’il  n’était pas surpris de cette décision de la confédération Africaine de Football. Car effectivement, « il y avait un débordement du public sur le stade à chaque but marqué par l’équipe centrafricaine » a-t-il souligné.

Et si le Complexe Sportif Barthélemy Boganda débordait…

Les onzes centrafricains qui ont battu l'Algérie 2 buts à zéro à Bangui © Hippolyte Donossio

Si le Complexe sportif Barthélemy Boganda déborderait pendant cette compétition, la CAF a avertit de l’exclure pour toute compétition internationale. Outre, le pays sera également écopé d’une amende relative aux actes qui seraient commis.

Un avertissement que les autorités centrafricaines doivent prendre au sérieux pour éviter le pire. Rien n’est tard encore et les uns et les autres doivent mettre la main à la pâte, pour la réussite de cette décisive rencontre.

Les deux équipes, leaders de leur poule, cherchent la première place. Le vainqueur sera de facto, qualifié pour la CAN 2012, qu’organisent le Gabon et la Guinée équatoriale. En match aller, le samedi 4 septembre 2010 à Rabat, les deux équipes faisait un match nul, 0 but partout.

Catégories :Sports