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Archive for octobre 2011

Le Directeur Général des bourses et stages de Centrafrique, limogé

Le nouveau directeur des bourses est un enseignant de l'Université de Bangui

Le Directeur Général des bourses et stages de Centrafrique, Personne feïkéré, a été limogé le dimanche 30 octobre par un décret signé du président Centrafricain François Bozizé. Il a été Remplacé par Célestin Namkpéa, enseignant à la faculté des lettres et sciences humaines à l’Université de Bangui.

Selon une source proche de la direction générale des bourses, la passation de service entre les deux personnalités aura lieu mercredi prochain.

Rappelons que La gestion a été sujette à plusieurs controverses. Limogé en 2008 sur proposition du ministre de l’éducation national de l’époque Ambroise Zawa, Personne feïkéré a été reconduit en 72h par le président de la république François Boziz.

En juillet dernier, les étudiants alors entrés en grève ont demandé son limogeage « sans condition ».

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Catégories :Education

La rue risque de s’embrasser violement quand AREVA annoncera officiellement son retrait de la Centrafrique

Comme l’écoute de la mort tragique du Guide libyen Mouhammar Kadhafi, entendue dans le monde, personne n’est passée inaperçue de l’écoute de la nouvelle du retrait annoncé de la société française, deuxième du nucléaire au monde, et, chargée de l’exploitation de l’uranium centrafricain de Bakouma  (1 000 km à l’est de Bangui). Homme, femme, jeune ou vieux, tout le monde en Centrafrique se tient depuis plus d’une semaine sur ses pieds pour attendre l’annonce officielle du retrait d’AREVA du pays.

En effet, des informations circulent depuis plus de 10 jours en Centrafrique, faisant état que la société de droit français AREVA, ayant d’autres gisements plus alléchants ailleurs, notamment au Niger, aurait renvoyé l’exploitation de l’uranium de Bakouma en 2033.

La rue se mobilise

Rien ne se passe pour l’instant en sournois. La communauté centrafricaine, et principalement la jeunesse est entrain de préparer une grande manifestation pacifique dont on se réserve le droit de dire « antifrançais », si AREVA va annoncer officiellement son retrait du pays. Du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), organe suprême des organisations de la jeunesse centrafricaine, à l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), en passant par les jeunes chômeurs et les autres mouvements de la jeunesse centrafricaine, on se lance dans une tractation afin de mobiliser un maximum de manifestants et de lobbies afin de faciliter cette descendre dans la rue.

Pour faire preuve de diplomatie d’abord, le CNJ et l’ANECA seraient entrain de contacter les deux signataires de ce contrat d’exploitation de l’Uranium, le gouvernement et la société AREVA, afin de venir s’expliquer sur le pourquoi de report.

« Si AREVA est incapable… le gouvernement centrafricain doit prendre ses responsabilités »

Le président de l’ANECA, Gildas de Carême Benam et le vice président du CNJ Jean Félix Riva, n’ont pas caché leur amertume en déclarant ouvertement dans une radio privée à Bangui « que si AREVA est incapable d’honorer les clauses du contrat qu’elle a dument signé, le gouvernement centrafricain doit prendre ses responsabilités pour dénoncer le contrat, récupérer la licence et vendre à d’autre société pour l’exploitation ».

Les leaders de la jeunesse centrafricaine n’ont pas omis de mettre leur partisans dans la rue, car « si on n’exploite pas notre sous sol, qu’est ce que nous allons devenir, 50 ans après notre indépendance ? », s’interroge Jean Félix Riva et aussi « si vous voyez qu’il y a trop de grève à l’Université de Bangui, c’est parce que nous manquons de tout », a complété Gildas de Carême Benam.

Dans les provinces aussi, « On est prêt à marcher »

Bakouma attend le signal de Bangui pour descendre dans la rue !En tout cas, dans toutes les villes de la Centrafrique, on parle de la main mise de la France sur les ressources du sous sol centrafricain, son ex colonie. L’on se demande où est ce qu’on en est avec la rupture de France-Afrique, toujours chantée par les diplomates français à la tête desquels, le président Nicolas Sarkozy.

Dans un coup de fil passé dans les 16 préfectures de la Centrafrique, tout le monde se mobilise pour attendre le signal de Bangui. On sait déjà que les ressortissants du Mbomou, préfecture où se trouve le gisement ont lancé les premières manifestations en prenant d’assaut le 24 octobre dernier, le siège d’AREVA à Bangui.

Pourquoi AREVA et le politique centrafricain ne parle pas ?

Pour l’instant, le grand mutisme est celui de la société AREVA qui n’a pas encore apporté des démentis sur ces rumeurs. D’après une source proche de la société AREVA, son directeur des opérations en Centrafrique avec quelques délégations se sont rendus en milieu de la semaine sur le site de Bakouma. Aucune information n’est rendue publique sur l’objet de cette visite jusqu’alors.

Du coté de gouvernement, le silence est de même total. On sait que le ministère centrafricain des mines a été rattaché à la présidence, après la mise en place du gouvernement Touadéra III. Pour l’instant, le ministère est dirigé par un ministre délégué Obèd Namsio, qui fut un technicien de l’ancien ministre et actuel celui d’Etat chargé des finances Sylvain Ndoutingaï.

L’opposition elle aussi s’est réduite en silence. Une illustration à ce que le président Français Bozizé la taxe toujours « d’assoiffée de pouvoir et freineuse de développement ». Ceci devrait être une bonne occasion pour l’opposition d’attirer en elle, un grand nombre de partisans.

Plusieurs observateurs face à cette situation croient que le politique centrafricain est entrain de subir une pression. Mais si Bangui ne gérera pas bien cette patate chaude, « l’histoire écrira une nouvelle page », un étudiant de l’Université de Bangui qui a requis l’anonymat.

La main mise de la France sur les ressources de Centrafrique

Où est ce qu'on en est avec la rupture de la france-afrique ?Le président centrafricain François Bozizé avait lancé le mardi 17 octobre 2006 l’exploitation du gisement d’uranium de Bakouma par la société sud- africaine UraMin, la première à grande échelle de ce minerai en Centrafrique.

Areva avait ensuite racheté ces droits à la société canadienne en juillet 2007, un accord que le gouvernement de Bangui avait alors jugé « irrégulier » et « au mépris des droits et intérêts du peuple centrafricain ». Le leader nucléaire français avait finalement signé, le vendredi 1er août 2008 à Bangui, l’accord avec le gouvernement centrafricain pour l’exploitation du gisement.

Pour l’instant on se demande en Centrafrique « pourquoi AREVA veut nous quitter ». Pourtant Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, à l’issue de la signature de l’accord avait déclaré à Bangui que « c’est un accord gagnant-gagnant. Chacune des parties y trouve son compte… ».

L’exploitation du gisement devrait commencer depuis 2010 dans une zone pilote et la production optimale atteinte entre 2010 et 2013. L’exploitation doit être de très long terme, de trente à quarante ans.

L’exploitation de Bakouma, dont 12% seulement doit revenir à l’Etat centrafricain, devrait générer 1000 emplois directs au sein du groupe AREVA et beaucoup d’autres indirects du fait de la sous-traitance. En outre, Bangui devrait bénéficier de 40 millions de dollars échelonnés sur cinq ans.

Hippolyte Donossio

Catégories :Société

Bozizé a intérêt à démentir les rumeurs sur son décès !

S’exposer trop dans les médias n’est toujours pas une affaire à François Bozizé

Des informations circulent depuis plus d’un mois en République centrafricaine, faisant état du décès de son Président François Bozizé. Depuis ce moments, le président centrafricain, malgré qu’on l’entend signer des décrets, grader des militaires, n’est jamais intervenu pour démentir publiquement qu’il est non seulement en vie mais se porte aussi bien. N’eut été la démentie formulée par le porte parole du gouvernement Firmin Feïndiro, c’est un grand silence du coté du locataire du palais de la renaissance qui vient à peine d’entamer son second et dernier mandat à la tête de la Centrafrique, pour 5 ans.

On annonçait le décès du feu Président Ange Félix Patassé, mais pour faire taire les rumeurs et pour se montrer en bon combattant, il était intervenu sur Radio Ndeke Luka, un mois avant sa mort pour dire au journaliste « Ce n’est pas toi qui est venu me voir ? Je parle là est ce que tu ne m’écoute pas ? Oui je suis en bonne santé ! ».

Même si l’ex président sentant sa mort prochain, rassurais part là ses partisans non;seulement qu’il était en vie mais se porte bien malgré qu’il était mourant. L’on se demande pourquoi l’actuel président centrafricain ne fait-il pas comme son prédécesseur, qui jusqu’à 74 ans se montrait encore comme un garçon de 18 ans ?

Bozizé creuse sa tombe en silence ou se fait passer pour un serpent de mer en chasse ?

On le sait en Centrafrique que s’exposer trop dans les médias n’est toujours pas une affaire à François Bozizé. Ce sexagénaire se montrait toujours très discret même quand l’opposant Joseph Bendounga, allias Jo Ben, demandait se démission à la tête de la Centrafrique, dans une lettre adressée à la Cour Constitutionnelle, toujours pour des raisons de maladie.

Le célèbre blog que beaucoup appelle toujours et déjà « site internet » centrafriquepresse.overblog.com, n’a jamais cessé de donné des « informations de sources sûres », sur l’Etat de santé de François Bozizé. Ce blog dit depuis toujours de Bozizé, un « mourant » voir même « inapte sanitairement à diriger un pays ».

L’Etat de santé de Bozizé qui reste toujours un secret des dieux fait croire à certaines personnes qu’il est entrain de creuser sa tombe dans le silence. Mais il faut dire que se faire passer pour un serpent de mer en chasse a été toujours une affaire du Général Président François Bozizé, qui en bon soldat, n’aime toujours pas s’étaler aux hommes en plumes et au micro.

Mais il faut savoir que pour prendre toujours ses revanches, Bozizé ne loupe des occasions de ses interventions devant des diplomates, pour dénoncer « la mauvaise fois des marionnettes et des opposants, qui n’ont jamais cessé manipuler la masse médias ». De ce fait, on peut dire que le président est entrain de faire par là, la politique du « chien aboie mais la caravane passe ».

Le silence c’est bien, mais démentir les « sales rumeurs » c’est mieux !

C’est bien que le président centrafricain garde son silence malgré les panoplies d’informations qu’on véhicule sur son état de santé. Mais il est entrain de plonger par là, dans l’incertitude, ses partisans. Bozizé doit parler !

Le président centrafricain vient de fêter ses 65 ans, le 14 octobre dernier. Il n’était pas présent lors de la réception au palais de renaissance.

C’était le 15 mars 2003 qu’il a pris la tête de la Centrafrique par un coup d’Etat militaire. Deux ans plus tard, en 2005, il a été démocratiquement élu après une élection, jugée de crédible pour la communauté internationale.

En 2011, sa réélection à la tête du pays a été contestée par l’opposition qui demande l’annulation et la reprise de ces élections, sujette de controverse.

Longue vie au Président !

Catégories :Politique

C’est le gouvernement de Bangui qui veut que le pont de Langbassi s’écroule !

Le pont de Langbassi nous a dit son adieu !

C’est depuis plus d’un an que les médias centrafricains crient haut et fort que le pont de Langbassi allait s’écrouler, si rien n’était fait ! Comme dans leurs habitudes, les autorités de Bangui pensent qu’on était entrain de leur tendre de bâton dans la roue, et voilà que c’est fait : Un projet qui devrait être réalisé avec quelques millions de francs de CFA et au bout de 6 mois seulement, doit absolument couter des milliards et réalisable dans l’histoire d’années.

Une vieille anecdote dit que « gouverner c’est prévoir », mais le gouvernement de Bangui a suffisamment fait preuve de non prévoyance soit des conflits « le conflit CPJP-UFDR était prévisible » ; des maladies « l’épidémie de choléra était annoncée depuis le mois de juillet par Radio Ndeke Luka, donc prévisible », entre autres !

Bangui joue à la dernière minute

Dans le temps, que ce soit du domaine sportif ou autre, on disait que Bangui joue à la dernière minute. Le fait de trop jouer à la dernière minute fait que désormais elle rate le train dans tout et joue hors jeu. Visiblement avec de telles situations, on peut dire que le gouvernement de Bangui est un gouvernement de gestion de crise et non de prévention des crises.

Un autre fait qui peut suffisamment montrer que la Centrafrique n’avance pas comme les hommes de pouvoir en place s’en ventent. On n’avance pas ici ! Si le pays avance, pourquoi ne pas bloquer la dégradation du canal ?

Une autre incapacité de Bangui !

Avec l’écoulement de ce pont des maisons d’habitation ont été emportées pour l’érosion. Des familles se sont retrouvées sans abris. Mais depuis la nuit du 11 au 12 octobre où se sont déroulés les tristes évènements, aucune autorité de Bangui ne s’est rendue au chevet de ces personnes en détresse et surtout au moment où l’épidémie du choléra bat son plein.

Les autorités de Bangui veulent montrer par là que la vie de ces personnes ne leurs intéresse pas du tout.

Sauf, deux députés de la localité, le 2e et le 6e arrondissement de Bangui, touchés par ce scandale de Langbassi sont venus au chevet de ces sinistrés. Une dizaine de foyer ont déjà eu des maisons en location dont les frais de loyer seront versés par ces élus de la Nation.

Pourquoi ce silence de Bangui ?

On ignore pour l’instant le but ce silence du gouvernement. Pourtant, le chef de l’Etat François Bozizé n’a jamais cessé de dire dans ses discours pour n’importe quelle occasion que la paix et l’Unité nationale sont ses chevaux de batails ! Mais pour unir le peuple afin que la paix règne, c’est avec la gestion des cas comme celui du pont de Langbassi qui fait grincer les dents.

On ne pourra pas dire comme beaucoup ont l’habitude de le dire que les autorités de Bangui sont incapables dans la gestion de la « Chose Publique » ! Mais cependant il faut reconnaître que les autorités centrafricaines ont beaucoup à faire dans le domaine de la prévention des crises et des évènements. Le centrafricain doit désormais s’interroger s’il peut faire confiance à ses responsables, qui ont  des missions garantit par la Constitution, de les protéger ?

Catégories :Société

Quand l’OCRB fait mauvais office en Centrafrique

Il existe en République centrafricaine un office de répression du banditisme appelé OCRB. Ce service mis en place pour sanctionner les déviants dans la société centrafricaine est plus que jamais aujourd’hui un outil dans la main d’une minorité ou de ceux à la « poche pleine », pour régler leur compte.

« Si je n’ai pas volé et si on voulait m’amener à l’OCRB, je vais automatiquement affirmer à tort », a expliqué Jean Grengbo, un jeune centrafricain vendeur ambulant au centre ville de Bangui. La question qui se pose est que pourquoi plus que jamais les accusés n’inspirent plus confiance à l’OCRB.

Les vraies missions de l’OCRB

L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme, (OCRB) est une branche de la police centrafricaine chargée normalement de la répression du banditisme comme cela est précisé dans son appellation.

Cependant, cette branche de la police se mêle de tout sans distinction, interférant dans les litiges de nature purement civile ou commerciale, agissant bien souvent sans instructions voire à l’insu du parquet et en dehors de la loi.

Sous l’anonymat, un policier de l’OCRB a indiqué sur les conditions d’interpellation des personnes, que « les personnes sont arrêtées, placées en geôle, le temps pour les enquêteurs de rechercher les preuves de ce qui leur est reproché ».

Il n’ya pas de question de présomption d’innocence chez OCRB

Voir le traitement des personnes par l’OCRB, on peut affirmer cependant sans crainte que ce service ne respect plus la question de présomption d’innocence. « Dès qu’on t’amène, on commence d’abord à te frapper les paumes de pièds tout en te posant la question de dire rien que la vérité même si tu n’a rien fait », affirmé Guy Sélékon, un habitant de Damala, accusé d’avoir volé une roue de pousse-pousse.

Il s’agit là, « d’une véritable dénaturation d’un principe fondamental en droit pénal exigeant au préalable l’existence d’indices suffisants et sérieux concordants et graves pour une arrestation », a affirmé cependant un responsable de la police centrafricain qui a requit l’anonymat.

Par ailleurs, cette pratique irrégulière explique les prolongations illégales de la durée de la garde-à-vue devenues coutumières en Centrafrique et non pas simplement une absence de moyens.

 

On vit la mort dans les geôles !

La geôle exiguë de l’OCRB Centrale par exemple, d’une surface de moins de 12m carré, contient plus de 60 personnes, entassées les unes sur les autres dans l’obscurité à une température qui peut avoisiner 40° lorsqu’il fait très chaud.

Les conditions sanitaires de ces personnes restent également à désirer.

Des indices de ce genre ne fait que ternir l’image de la République centrafricaine vu qu’elle a été plusieurs doigtée par les associations humanitaires de sabotage des droits humains.

Catégories :Justice