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Archive for avril 2011

Bozizé a-t-il vraiment réussi à casser « Le FARE » ?

Lors de son investiture le 15 mars 2011, François Bozizé a promis dans son discours en langue nationale de « casser le phare que des gens ont allumé pour l’aveugler ». 32 jours plus tard, Bozizé créé une confusion dans l’opposition politique centrafricaine en nommant certains membres de l’opposition dans son nouveau gouvernement, dont son élection à la tête de l’Etat continue toujours d’être contestée.
Le FARE (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections) est une plate forme de l’opposition centrafricaine créé dans la volonté de reprendre les élections portant François Bozizé chef d’Etat pour un nouveau quinquennat. Le phare dont fait allusion François Bozizé est le terme péjoratif du FARE de l’opposition. Lors de la signature d’acte de naissance du FARE, l’ex président centrafricain, le défunt Ange Félix Patassé a d’ailleurs déclaré que « nous venons de créer le phare pour chasser les ténèbres qu’on nous a imposé en pleine journée et d’éclairer le peuple centrafricain ».
La volonté de Bozizé d’éteindre le phare
Cette volonté de Bozizé d’éteindre le phare s’affiche clairement le 15 mars 2011, le jour de son investiture. 
Dans son discours en langue nationale, Bozizé affirme que « la Centrafrique ne peut plus s’arrêter à cause de 3 ou 4 têtes de personnes qui ne cherchent que des intérêts personnels et égoïstes au détriment du peuple centrafricain qui a longtemps souffert ».
Faisant allusion aux outils de défense traditionnels (Bouclier, Javelot, arc…) que lui ont remis les patriarches, Bozizé affirme en Sango devant les chefs d’Etats et hautes personnalités invités qu’avec le javelot, « je vais casser le Phare (voulant parler du FARE) que d’aucuns ont allumé pour m’aveugler ». 
Le phare mis en veilleuse
Alors que les tractations de l’opposition continuent pour exiger l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, le 1er ministre du président Bozizé, Faustin Archange Touadéra nomme le 22 avril deux membres de l’opposition dans son nouveau gouvernement. Pascal Koyaméné, porte parole du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) au ministère des édifices publics et Jean Michel Mandaba, porte parole du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) au ministère de la santé publique.
Du coût, l’opposition est passée à une douche froide par le pouvoir de Bozizé. Malgré l’appel à la démission lancé par l’opposition, les deux « dissidents » refusent de résigner, jusqu’au 26 avril où Pascal Koyaméné était suspendu des activités du RDC avec traduction devant le conseil de discipline. 
Au gouvernement, on se frotte les mains
Dans un entretien avec Fidèle Gouandjika, porte parole du gouvernement, il affirme que « les deux frères ont juste répondu à l’appel de la Centrafrique et ont su faire la politique. Ce sont des vaillants fils que le pays appelle pour son épanouissement ».
Les deux ministres s’apprêtent cependant à prendre le service à Bangui à en croire une source proche du nouveau gouvernement. Interrogé sur la nomination, 8 étudiants sur 10 se disent satisfaits du geste. 
Politique du ventre ou politique du développement, « le peuple centrafricain n’attend que des actions pour remédier les multitudes de problèmes socio-économiques que le pays s’est confronté depuis 50 ans » affirme désespérément Nassir Salif, commercent au marché KM 5
Catégories :Politique

Pascal Koyamené traduit devant le conseil de discipline du RDC

Pascal Koyaméné, porte parole du parti politique du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et nommé récemment dans le gouvernement Touadéra 3 a été suspendu de sa formation politique. La décision de suspension est parvenue dans la note de décision N°001/RDC/BP/SG.11 parue ce 23 avril 2011, signée du président du RDC Louis Pierre Gamba.

Selon la décision, Pascal Koyaméné est suspendu du ses fonctions et de toutes activités politiques au sein du parti, conformément aux dispositions de l’article 32.6 du règlement intérieur. Il a été nommé le 22 avril dernier au ministère de l’Urbanisme et de la reconstruction des édifices publics dans le nouveau gouvernement centrafricain.

Les raisons de la suspension

Dans la décision du bureau politique du RDC, Pascal Koyaméné a été accusé de désobéissance et indiscipline caractérisées, et, de refus de se conformer aux consignes et directives du parti.

Selon le document, l’ex porte parole du RDC sera également traduit devant le conseil de discipline du parti.

L’opposition politique centrafricaine regroupée au sein du Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE) conteste toujours la réélection de François Bozizé à la tête de la Centrafrique. Elle ignore à cet effet le nouveau gouvernement mise en place le 22 avril.

Koyaméné prêt à prendre le service

Depuis sa nomination dans le nouveau gouvernement, Pascal Koyaméné n’a pas encore fait une déclaration à la presse à Bangui, en dépit des agissements de sa formation politique. Une source proche du nouveau gouvernement affirme cependant que le nouveau ministre est d’ailleurs prêt à faire sa passation de service.

L’opposition politique centrafricaine continue de demander à ses membres notamment Pascal Koyaméné et celui du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) Jean Michel Mandaba, nommé au ministère de la santé publique de démissionner du gouvernement.

Catégories :Politique

Enquête : L’impunité en Centrafrique, à quand la fin ?

Le 27 mars 2011 à Bangui, une fillette de 5 mois a été abandonnée devant le marché de Boy-Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui à 22 heures 47 (23heures 47 TU). Tentant de sauver la vie du nourrisson, elle périt en route vers l’hôpital. Une jeune association militant dans le domaine des Droits de l’Enfant a été saisie et a demandé à la police d’ouvrir l’enquête. Une enquête de la police a été effectivement ouverte.

Le 07 avril 2011, une jeune fille qui vient de mettre au monde a été suspectée par les jeunes membres de l’Association des jeunes pour le développement de l’enfant, de ne plus détenir son enfant. L’hypothèse fût aussitôt confirmée par un proche parent de la jeune fille et la police fût également alertée.

Une Unité de police a été envoyée sur le terrain. Arrivé sur le lieu, le commandant de l’opération se retrouver face à face à son parent. En réaction, il a autorisé à ses éléments de se retirer et promet aux jeunes, membres de l’association de trouver une solution au « problème ».

Depuis ce jour, a expliqué Yannick Kemba, président de cette association, « toutes les démarches par voix de justice échouent ». Les membres de l’Association des jeunes pour le développement de l’enfant s’inquiète que l’affaire n’est soit classé.

Nous n’avons pas encore la version des personnes mises en cause. Mais la police nous affirme que l’enquête suit encore son cours.

Catégories :Justice

Mis en garde de l’ONE pour la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale

L’Observatoire National des Élections demande à tous les acteurs clefs du processus électoral, d’éviter d’organiser « toute élection parcellaire avant l’examen total des contestations liées au deuxième tour par la Cour Constitutionnelle ».

Dans un communiqué de presse rendu public vendredi 22 avril 2011, l’Observatoire rappelle que « la situation actuelle sème une confusion dans l’esprit des électeurs ».

Par conséquent, il demande à la Cour Constitutionnelle d’épuiser dans les délais légaux, l’examen des contestations pour permettre l’installation de l’Assemblée Nationale et demande la Commission Électorale Indépendante d’organiser le même jour, les élections dans les circonscriptions dont les résultats sont invalidés.

Catégories :Politique

1ère session extraordinaire de la nouvelle législature convoquée

La Nouvelle Assemblée Nationale issue des élections du 23 janvier et du 27 mars 2011, est convoquée en première Session extraordinaire à Bangui. Les travaux vont se dérouler au palais de l’Assemblée nationale du 03 au 18 mai 2011, alors que la Cour constitutionnelle n’a pas encore délibéré sur tous les contentieux électoraux.
Selon le décret présidentiel rendu public à cet effet, au cours de cette session, les députés vont mettre en place le nouveau bureau de l’Assemblée Nationale et des groupes parlementaires.

Une législature composée à majorité par le parti au pouvoir du Général François Bozizé. Sur les 105 sièges, une soixantaine est occupée par le KNK. L’opposition politique centrafricaine s’est exclue de la participation aux élections après le 1er tour du 23 janvier dernier.

On ignore encore à Bangui le nom de celui qui va succéder à Célestin Leroy Gaombalet à la tête de cette nouvelle législative.

Cette convocation intervient au moment où la Cour constitutionnelle poursuit les consultations sur les contentieux électoraux du premier tour. Les résultats de certaines circonscriptions sont annulés. Des requêtes ont été également introduites pour le second tour.

En 2005, le bureau de l’Assemblée nationale avait été mis en place avant la délibération des contentieux par la Cour constitutionnelle. Après la publication des résultats par la cour, des suffrages de certains membres de bureau ont été invalidés, et certains ont même perdu après des nouvelles élections organisées.

Catégories :Politique

L’opposition boude la nomination de ses membres dans le nouveau gouvernement en Centrafrique

L’opposition regroupée au sein du Front pour l’annulation et la reprise des élection de 2011 (FARE) vient de bouder la nomination de certains de ses membres au nouveau gouvernement en Centrafrique. C’est au-cours d’un point de presse tenue le même jour de la nomination des ministres, le 22 avril 2011 à Bangui.

Deux ministres de l’opposition ont fait leur entrée dans le 3e gouvernement du Pr Faustin Archange Touadéra. Il s’agit de Pascal Koyaméné du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) du défunt président André Kolingba, nommé au ministère de l’Urbanisme et de la reconstruction des édifices publiques, et celui du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) de Martin Ziguélé, Jean Michel Mandaba, nommé au ministère de la santé publique, de la population et de lutte contre le VIH Sida.

Gabriel Jean Edouard Koyambonou du MLPC qui a présidé ce point de presse, qualifie cette nomination de « trahison » par rapport au mot d’ordre du FARE. Le FARE qui ne reconnait pas la réélection de François Bozizé à la tête de la RCA, et donc de son gouvernement.

Nous ne disposons pas encore la version des nouveaux ministres de l’opposition.

Catégories :Politique

La composition du nouveau gouvernement centrafricain

Le nouveau gouvernement centrafricain du second et dernier quinquennat du président François Bozizé vient d’être composé ce 22 avril 2011. Certains ministres issus de l’ancien gouvernement ont changé de poste et des nouveaux dont deux de l’opposition qui a contesté les élections de François Bozizé viennent de faire leur entrée dans le gouvernement. Le gouvernement est dirigé par le Pr Faustin Archange Touadéra.Il s’agit de :

Ministres d’Etat

Ministres d’Etat aux Finances et au Budget : Lieutenant-Colonel, Sylvain NDOUTINGAÏ

Ministres d’Etat au Plan et à l’Economie, Monsieur Sylvain MALIKO

Ministre d’Etat chargé du Développement des Transports, Colonel Anicet Parfait MBAY

Ministres d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche Scientifique, Monsieur Jean WILIBIRO SAKO

Ministres d’Etat aux Postes, Télécommunication et des Nouvelles Technologies, Monsieur Abdou KARIM MECKASSOUA

Ministres

Ministres de l’Agriculture et du Développement Rural, Monsieur Fidèle GOUANDJIKA

Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, Monsieur Emmanuel BIZOT

Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Général de Brigade, Antoine GAMBI

Ministre de l’Environnement et de l’Ecologie, Monsieur François NAOUYAMA

Ministre de l’Habitat et du Logement, Monsieur Gontran DJONA ABBA

Ministre chargés du Secrétariat Général du gouvernement et des relations avec les institutions, Monsieur Michel KOYT

Ministre de l’Enseignement Technique, Professionnel et de la formation qualifiante, Monsieur Djibrine SALL

Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Pasteur Josué BINOUA

Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte contre le SIDA, Monsieur Jean Michel MANDABA

Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Prévoyance Sociale, Monsieur Noël RAMADAN

Ministre de la Sécurité Publique, de l’Immigration/Emigration et de l’Ordre Public, Monsieur Claude Richard GOUANDJIA

Ministre du Commerce et de l’Industrie, Madame Marlyne ROOSALEM

Ministre de l’Equipement, Travaux Publics et Désenclavement, Monsieur Jean Prosper WODOBODE

Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Madame Gisèle Annie NAM

Ministre de la Justice et de la Moralisation, Garde des Sceaux, Monsieur Firmin FEINDIRO

Ministre de la Coopération Internationale, de l’intégration régionale et de la Francophonie, Madame Dorothée Aimée MALENZAPA

Ministre de la Communication, de la Culture Démocratique et Civique, Monsieur Alfred POLOKO

Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale et de la Promotion du Genre, Madame PETROKONI ZEZE née Zarambaud Marguérite

Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Monsieur Léopold MBOLI FATRANE

Ministre de l’Urbanisme et de la Reconstruction des Edifices Publics, Monsieur Pascal KOYAMENE

Ministre du Développement du Tourisme et de l’Artisanat, Madame Sylvie Annick MAZOUNGOU

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, Monsieur Jean Serge BOKASSA

Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et du Guichet Unique, Madame Albertine AGOUNDOUKOUA BISSA

Ministres délégués

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, chargé de l’Elevage et de l santé animale, Monsieur YOUSSOUFA YERIMA MANDJIO

Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense nationale, des anciens combattants et des victimes de guerre et de la reconstruction de l’Armée, Colonel Jean Francis BOZIZE

Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé des Pôles de développement, Monsieur David MBANZOKOU

Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé des Mines, Monsieur Obed NAMSIO

Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de l’Aviation Civile et du Transport Aérien, Monsieur Théodore JOUSSO

Ministre délégué à la Présidence de la République, chargé du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion des ex-combattants et de la Jeunesse Pionnière Nationale ? Général de Brigade, Sylvestre YANGONGO

Catégories :Politique