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Grand Retour de Tango Ti Mbi – le Blog de Hippolyte Donossio

Mes chers amis.

Après 5 ans d’inactivités liées à mes diverses occupations, je vous annonce la reprise de la publication sur mon Blog Tango Ti mbi.

Je vous annonce également le changement de la ligne éditoriale de mon blog à cause de mes occupations professionnelles actuelles. Des innovations et nouveauté ont été apporté. Informer vos proches, partagez autour de vous.

Mais en attendant, vous pouvez parcourir mes anciennes publications!

Merci

Hippolyte Donossio

A quand les travaux de construction des routes modernes annoncées par Bangui ?

Des panneaux publicitaires géants au centre ville de Bangui © Hippolyte Donossio

Réalité ou fallacieuse promesse électorale ? En tout cas, tout semble dire maintenant qu’il s’agit d’une promesse fallacieuse faite par le régime de Bangui, faisant état de la reconstruction des avenues des martyrs et Boganda, par l’aide de la coopération chinoise.

C’était en janvier dernier que Bangui a fait mousser cette nouvelle. En plaine période préélectorale. Des techniciens chinois étaient dépêchés, sous un soleil ardent, faisant l’expertise des lieux. Des affiches géantes, longeant ces deux avenus et montrant leur future beauté, font croire au centrafricain Lambda que « si Bozizé réussit à réaliser cet ouvrage sous son mandat, il sera Un vrai Président, comme l’a été Jean Bedel Bokassa ».

Seulement, les jours passent, et l’horizon ne semble toujours pas proche.

Le « collage » des avenus à Bangui sont mieux !

Fort est de constater que la semaine dernière, les agents de travaux publics ont envahi l’avenu des Martyrs, pour procéder au collage de cette route. Une honte ?!

C’est un avenu qui devrait faire la fierté du pays, mais dommage que cette route se trouve dans un état de dégradation avancée. Ceci devant les milliardaires centrafricains avec voitures en vitre fumée pour des millions de Francs CFA.

A quand le calvaire des routes en Centrafrique ?

Entre les ponts qui s’écroulent en désordre et les routes qui deviennent maintenant les Awalés (Kissoro en Sango), le centrafricain peut se dire qu’il vit maintenant dans un pays abandonné ?

Il est certes vrai que le pays vient à peine de sortir des conflits armés qui ont énormément pesé sur son économie, mais des efforts doivent être faits dans ce secteur, qui constitue l’un des piliers de l’économie centrafricaine.

Mais si l’on en croit à la Directrice générale du fonds routier centrafricain, le peuple doit encore souffrir. Pour construire une route goudronnée d’un kilomètre, il faut Un Milliard de Francs CFA ! Cette somme fait croire qu’il n’y a plus rien à faire dans un avenir proche, sauf, aide extérieure, vu que le président Bozizé ne cesse de se plaindre toujours que « la caisse de l’Etat est vide ».

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La rue maintient toujours la pression malgré qu’AREVA rassure ne pas quitter la Centrafrique

Malgré la levée du suspens sur le retrait de la société Areva, chargé de l’exploitation de l’uranium centrafricain de Bakouma, la jeunsse centrafricaine n’a pas toujours laissé tombé la pression, de sa manifestaion. Areva a annoncé le 31 octobre qu’elle ne plie pas bagages pour quitter la Centrafrique, mais qu’elle interrompe momentanément ses travaux en République Centrafricaine et ne reviendra que quand la situation mondiale de l’uranium sera meilleure.

« Suite à l’accident de Fukushima (Japon), on a enregistré une baisse du cours de l’uranium dans le monde. Des projets de centrales nucléaires ont été abandonnés et entraîné une baisse de nos activités », s’est contenté de dire Jean-François Millian, directeur général de Areva en Centrafrique, lors d’une conférence de presse.

Des rumeurs couraient dans les semaines passées en Centrafrique selon lesquelles, Areva avait décidé de quitter la RCA et de ne revenir qu’en 2033, et la jeunesse avait menacé de descendre dans la rue pour inciter le gouvernement à dénoncer le contrat, retirer la licence et afin de vendre à d’autres entreprises.

Du coté de la jeunesse, « la décision d’Areva est seulement pour calmer les esprits et préserver les intérêts français. Dire qu’elle va revenir dans deux est une fuite en avant. Le changement des cours de l’uranium sur le marché mondiale n’est pas comme un fruit qu’on connaît le moment où il va mûrir », a affirmé le président d’une association de jeune de Bangui qui a requis l’annonymat.

La jeunesse avait décidé d’organiser une manifestation pacifique à travers le pays au moment où Areva annoncera son départ. Il a fallu attendre plusieurs jours pour que  Areva Centrafrique réagisse.

La jeunesse centrafricaine maintient toujours sa volonté de descendre dans la rue malgré cette assurance et d’Areva. Elle continue toujours à évoquer une machination de Paris pour avoir toujours « une main mise sur les richesses du sous-sol centrafricain ».

Depuis le début de ses opérations sur le site de Bakouma, Areva n’est qu’en « phase de pré-développement », selon un technicien de la société. Les ressources identifiées sur le projet de Bakouma est passé de 18 000 tonnes à 32 000 et sans doute au-delà suite aux études réalisées, dans les 4 ans d’études.

Ni le gouvernement ni l’opposition politique centrafricaine n’a réagit pour l’instant sur cette affaire. Du coup on se demande si le politique se soucie du moins de l’intérêt du Centrafricain ?

En tout cas, Areva va certes partir pour revenir dans deux ans, comme elle l’a dit, mais on va voir si le retour sera effectif à ce délai.

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La rue risque de s’embrasser violement quand AREVA annoncera officiellement son retrait de la Centrafrique

Comme l’écoute de la mort tragique du Guide libyen Mouhammar Kadhafi, entendue dans le monde, personne n’est passée inaperçue de l’écoute de la nouvelle du retrait annoncé de la société française, deuxième du nucléaire au monde, et, chargée de l’exploitation de l’uranium centrafricain de Bakouma  (1 000 km à l’est de Bangui). Homme, femme, jeune ou vieux, tout le monde en Centrafrique se tient depuis plus d’une semaine sur ses pieds pour attendre l’annonce officielle du retrait d’AREVA du pays.

En effet, des informations circulent depuis plus de 10 jours en Centrafrique, faisant état que la société de droit français AREVA, ayant d’autres gisements plus alléchants ailleurs, notamment au Niger, aurait renvoyé l’exploitation de l’uranium de Bakouma en 2033.

La rue se mobilise

Rien ne se passe pour l’instant en sournois. La communauté centrafricaine, et principalement la jeunesse est entrain de préparer une grande manifestation pacifique dont on se réserve le droit de dire « antifrançais », si AREVA va annoncer officiellement son retrait du pays. Du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), organe suprême des organisations de la jeunesse centrafricaine, à l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), en passant par les jeunes chômeurs et les autres mouvements de la jeunesse centrafricaine, on se lance dans une tractation afin de mobiliser un maximum de manifestants et de lobbies afin de faciliter cette descendre dans la rue.

Pour faire preuve de diplomatie d’abord, le CNJ et l’ANECA seraient entrain de contacter les deux signataires de ce contrat d’exploitation de l’Uranium, le gouvernement et la société AREVA, afin de venir s’expliquer sur le pourquoi de report.

« Si AREVA est incapable… le gouvernement centrafricain doit prendre ses responsabilités »

Le président de l’ANECA, Gildas de Carême Benam et le vice président du CNJ Jean Félix Riva, n’ont pas caché leur amertume en déclarant ouvertement dans une radio privée à Bangui « que si AREVA est incapable d’honorer les clauses du contrat qu’elle a dument signé, le gouvernement centrafricain doit prendre ses responsabilités pour dénoncer le contrat, récupérer la licence et vendre à d’autre société pour l’exploitation ».

Les leaders de la jeunesse centrafricaine n’ont pas omis de mettre leur partisans dans la rue, car « si on n’exploite pas notre sous sol, qu’est ce que nous allons devenir, 50 ans après notre indépendance ? », s’interroge Jean Félix Riva et aussi « si vous voyez qu’il y a trop de grève à l’Université de Bangui, c’est parce que nous manquons de tout », a complété Gildas de Carême Benam.

Dans les provinces aussi, « On est prêt à marcher »

Bakouma attend le signal de Bangui pour descendre dans la rue !En tout cas, dans toutes les villes de la Centrafrique, on parle de la main mise de la France sur les ressources du sous sol centrafricain, son ex colonie. L’on se demande où est ce qu’on en est avec la rupture de France-Afrique, toujours chantée par les diplomates français à la tête desquels, le président Nicolas Sarkozy.

Dans un coup de fil passé dans les 16 préfectures de la Centrafrique, tout le monde se mobilise pour attendre le signal de Bangui. On sait déjà que les ressortissants du Mbomou, préfecture où se trouve le gisement ont lancé les premières manifestations en prenant d’assaut le 24 octobre dernier, le siège d’AREVA à Bangui.

Pourquoi AREVA et le politique centrafricain ne parle pas ?

Pour l’instant, le grand mutisme est celui de la société AREVA qui n’a pas encore apporté des démentis sur ces rumeurs. D’après une source proche de la société AREVA, son directeur des opérations en Centrafrique avec quelques délégations se sont rendus en milieu de la semaine sur le site de Bakouma. Aucune information n’est rendue publique sur l’objet de cette visite jusqu’alors.

Du coté de gouvernement, le silence est de même total. On sait que le ministère centrafricain des mines a été rattaché à la présidence, après la mise en place du gouvernement Touadéra III. Pour l’instant, le ministère est dirigé par un ministre délégué Obèd Namsio, qui fut un technicien de l’ancien ministre et actuel celui d’Etat chargé des finances Sylvain Ndoutingaï.

L’opposition elle aussi s’est réduite en silence. Une illustration à ce que le président Français Bozizé la taxe toujours « d’assoiffée de pouvoir et freineuse de développement ». Ceci devrait être une bonne occasion pour l’opposition d’attirer en elle, un grand nombre de partisans.

Plusieurs observateurs face à cette situation croient que le politique centrafricain est entrain de subir une pression. Mais si Bangui ne gérera pas bien cette patate chaude, « l’histoire écrira une nouvelle page », un étudiant de l’Université de Bangui qui a requis l’anonymat.

La main mise de la France sur les ressources de Centrafrique

Où est ce qu'on en est avec la rupture de la france-afrique ?Le président centrafricain François Bozizé avait lancé le mardi 17 octobre 2006 l’exploitation du gisement d’uranium de Bakouma par la société sud- africaine UraMin, la première à grande échelle de ce minerai en Centrafrique.

Areva avait ensuite racheté ces droits à la société canadienne en juillet 2007, un accord que le gouvernement de Bangui avait alors jugé « irrégulier » et « au mépris des droits et intérêts du peuple centrafricain ». Le leader nucléaire français avait finalement signé, le vendredi 1er août 2008 à Bangui, l’accord avec le gouvernement centrafricain pour l’exploitation du gisement.

Pour l’instant on se demande en Centrafrique « pourquoi AREVA veut nous quitter ». Pourtant Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, à l’issue de la signature de l’accord avait déclaré à Bangui que « c’est un accord gagnant-gagnant. Chacune des parties y trouve son compte… ».

L’exploitation du gisement devrait commencer depuis 2010 dans une zone pilote et la production optimale atteinte entre 2010 et 2013. L’exploitation doit être de très long terme, de trente à quarante ans.

L’exploitation de Bakouma, dont 12% seulement doit revenir à l’Etat centrafricain, devrait générer 1000 emplois directs au sein du groupe AREVA et beaucoup d’autres indirects du fait de la sous-traitance. En outre, Bangui devrait bénéficier de 40 millions de dollars échelonnés sur cinq ans.

Hippolyte Donossio

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C’est le gouvernement de Bangui qui veut que le pont de Langbassi s’écroule !

Le pont de Langbassi nous a dit son adieu !

C’est depuis plus d’un an que les médias centrafricains crient haut et fort que le pont de Langbassi allait s’écrouler, si rien n’était fait ! Comme dans leurs habitudes, les autorités de Bangui pensent qu’on était entrain de leur tendre de bâton dans la roue, et voilà que c’est fait : Un projet qui devrait être réalisé avec quelques millions de francs de CFA et au bout de 6 mois seulement, doit absolument couter des milliards et réalisable dans l’histoire d’années.

Une vieille anecdote dit que « gouverner c’est prévoir », mais le gouvernement de Bangui a suffisamment fait preuve de non prévoyance soit des conflits « le conflit CPJP-UFDR était prévisible » ; des maladies « l’épidémie de choléra était annoncée depuis le mois de juillet par Radio Ndeke Luka, donc prévisible », entre autres !

Bangui joue à la dernière minute

Dans le temps, que ce soit du domaine sportif ou autre, on disait que Bangui joue à la dernière minute. Le fait de trop jouer à la dernière minute fait que désormais elle rate le train dans tout et joue hors jeu. Visiblement avec de telles situations, on peut dire que le gouvernement de Bangui est un gouvernement de gestion de crise et non de prévention des crises.

Un autre fait qui peut suffisamment montrer que la Centrafrique n’avance pas comme les hommes de pouvoir en place s’en ventent. On n’avance pas ici ! Si le pays avance, pourquoi ne pas bloquer la dégradation du canal ?

Une autre incapacité de Bangui !

Avec l’écoulement de ce pont des maisons d’habitation ont été emportées pour l’érosion. Des familles se sont retrouvées sans abris. Mais depuis la nuit du 11 au 12 octobre où se sont déroulés les tristes évènements, aucune autorité de Bangui ne s’est rendue au chevet de ces personnes en détresse et surtout au moment où l’épidémie du choléra bat son plein.

Les autorités de Bangui veulent montrer par là que la vie de ces personnes ne leurs intéresse pas du tout.

Sauf, deux députés de la localité, le 2e et le 6e arrondissement de Bangui, touchés par ce scandale de Langbassi sont venus au chevet de ces sinistrés. Une dizaine de foyer ont déjà eu des maisons en location dont les frais de loyer seront versés par ces élus de la Nation.

Pourquoi ce silence de Bangui ?

On ignore pour l’instant le but ce silence du gouvernement. Pourtant, le chef de l’Etat François Bozizé n’a jamais cessé de dire dans ses discours pour n’importe quelle occasion que la paix et l’Unité nationale sont ses chevaux de batails ! Mais pour unir le peuple afin que la paix règne, c’est avec la gestion des cas comme celui du pont de Langbassi qui fait grincer les dents.

On ne pourra pas dire comme beaucoup ont l’habitude de le dire que les autorités de Bangui sont incapables dans la gestion de la « Chose Publique » ! Mais cependant il faut reconnaître que les autorités centrafricaines ont beaucoup à faire dans le domaine de la prévention des crises et des évènements. Le centrafricain doit désormais s’interroger s’il peut faire confiance à ses responsables, qui ont  des missions garantit par la Constitution, de les protéger ?

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Au fin fond d’un village pygmées perdu dans la forêt équatoriale, un sauveur de vies humaines en danger de mort !

Angeline Mombi, l'assistante accoucheuse pygmée

De taille moyenne au visage ouvert, des dents pointues et un teint chocolat clair, Angeline Mombi ne sait jamais lire, ni écrire et n’a jamais appris la médecine. Aujourd’hui, elle est la sauveuse de ses concitoyennes pygmées, pendant les accouchements. Nous sommes dans le village de Ka â Ka, perdu dans la grande forêt équatoriale de la Lobaye, à plus de 150 Km de la capitale centrafricaine Bangui, dans la préfecture de la Lobaye.

Angeline, une trentaine, a fait son premier pas dans l’assistance en accouchement à 18 ans « il y a de cela plus de 15 ans », explique-t-elle, lorsque « les sœurs de la religion catholique du diocèse de Mbaïki faisaient leur entrée chez nous, dans le but de nous évangéliser », dit-elle. « J’étais jeune lorsqu’une sœur à moi avait de la peine à accoucher en pleine nuit, et que je l’ai aidé à mettre au monde », précise-t-elle.

Le début hasardeux d’une longue carrière

Après ce geste « incroyable » d’Angeline, les missionnaires catholiques ont vu en elle, un talent qui pourra servir à ses concitoyennes, vu qu’à l’époque, il est difficile que les populations non pygmées puissent accoucher les femmes pygmées, même dans les centres de santé. La jeune femme de l’époque sera coptée et suivra des formations sur le tas, par ces missionnaires, d’origine française.

« De là, j’ai commencé à voyager, jusque même dans la capitale centrafricaine, pour apprendre davantage », explique-t-elle. La pratique se joint aussitôt à la théorie et « tout tournait comme sur une roulette pour moi », dit-elle en souriant.

« Les gens qui nous méprisaient commençait à a voir besoin de nous »

Angeline Mombi accompangée de sa patiente et ses deux enfantsUne fois avoir les mains liées à la pratique accoucheuse, Angeline a compris qu’en matière de santé, « il ne faut pas seulement sauver du danger les siens, mais tout le monde », affirme-t-elle. Elle renchérit que même « les gens qui nous méprisaient commençait à avoir besoin de nous ». Elle fait allusion ici, aux refus des populations non pygmées de soigner les pygmées, dans le temps.

Angeline est recrutée et travaille actuellement dans le centre de santé villageois de Ka â Ka où elle assiste les femmes qui vont accoucher. Elle bénéficie d’un salaire de catéchiste. Ce sont souvent les parents des accouchées qui paient la bonne dame. Elle accouche souvent les femmes dans sa case, où chez elle dans la mesure où ces femmes n’ont pas la possibilité de se déplacer. Elle en est fière et ne se préoccupe pas du coté finance, car « je suis parmi les miens », affirme-t-elle tout bas.

La dignité pygmée selon Angeline

Angeline Mombi a trois enfants et un mari tous pygmées. « A cause de mon travail, il y avait certains hommes non pygmées qui me faisaient la cour, mais je n’aime pas me marier avec ces hommes de peur que mes parents me rejettent et je me retrouve un jour dans une ville », martèle la jeune femme qui devient aussitôt rouge. Les pygmées considèrent comme déviant, tous ceux qui sortent de la brousse pour se faire marier en ville.

Le soir, on peut voir Angeline danser le « Héloma », en compagnie des autres pygmées du village

Malgré ce rôle que joue Angeline et qui fait d’elle une célébrité au village de Ka â Ka, « je continue toujours à aller en pêche, faire de cueillette et pendant la période des chenilles, ramasser avec toutes autres femmes pygmées ».

Confirmation de l’affirmation d’Angeline. Le soir en claire de lune, on peut la voir danser le « Héloma », une danse pygmée, en compagnie de tous les autres pygmées, hommes et femmes du village de Ka â ka.

Ce qui fait que « je ne peux pas quitter là où je suis, car ici je suis vraiment chez moi, même si on me propose tout le luxe ailleurs », conclut-elle avec un morceau de Bââ Benzeli, une chanson pygmée qui se perd dans sa gorge.

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Nostalgie d’un Palais de couronnement impérial en ruine à Bangui

mardi 26 juillet 2011

Stade de basketball, Palais du couronnement et du procès de l’empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa, Tribunal et lieu de sentence de mort des putschistes contre le régime impérial, salle de rencontres internationales tenues sous le règne Bokassa à l’Empire Centrafricaine, est aujourd’hui ouvert à tous vents et envahi par les herbes folles qui sert désormais d’abri aux reptiles et rongeurs de toutes gammes. Une situation qui plonge dans une nostalgie totale, tous les centrafricains, témoins de la beauté de ce joyau.
Inauguré entre octobre et novembre 1977, l’Omnisport de Bangui, rebaptisé quelque mois plus tard Palais de couronnement, cette salle de 3000 place faisait la fierté des centrafricains. Certains n’hésitent pas à dire qu’il n’y avait que deux modèles de tel stade de basketball en Afrique.
De noms pour Un seul complexe
On l’appelle Omnisport de Bangui, Palais des Sport de Bangui, et baptisé spécialement Palais de Couronnement, lors de sacre l’empereur Bokassa 1er. Aucun document sur le coût de sa construction n’est pour l’instant disponible à la Fédération centrafricaine de Basketball, mais on le sait en Centrafrique que « Bokassa savait mieux bâtir même avec peu de moyen ».
Sa chute est triste !
Le stade qui attirait même beaucoup de touristes venus de part le monde entier, pour voir « cette maison où a été couronnée l’empereur des temps modernes », ne fera pas long feu. Elle se verra perdre toute sa valeur, piller, saccager juste au moment où celui qui l’a construit, quittera le pouvoir le 20 septembre 1979, par un coup d’Etat appuyé par l’armée française, dans l’Opération Barracuda. Que c’est triste !
Depuis cette époque, le gouvernement qui a occasionné le saccage de ce stade et ceux l’ont suivi n’ont jamais pensé à sa réhabilitation. Du coût, il est laissé à son propre triste sort. Le Palais de Couronnement sert maintenant de bastion au serpent, labyrinthe au rat et d’autre en repère partiellement pour organiser des kermesses…
L’espoir d’une renaissance
La révélation de la réhabilitation de ce palais a été faite le 7 mars dernier à Bangui par l’ex Ministre centrafricain des sports, Aurélien-Simplice  Zingas. C’est au cours d’un point de presse animé conjointement avec le président du comité national olympique et sportif Centrafricain, Jacob Gbeti.
Par la suite, un architecte a été envoyé à Bangui par le CIO (Comité international olympique) pour évaluer le cout réel des travaux.
Le CIO a accepté enfin de financer les travaux à hauteur de 1 millions de dollars au lieu de 500.000  dollars  soit environ 455 millions de FCFA.
Pour l’instant à Bangui, la population se demande et s’inquiète que « ce n’est pas comme d’habitude que des experts viennent évaluer les choses et partir définitivement ». Une allusion à la promesse d’un prince saoudien en Centrafrique en 2008, qui a promis de réhabiliter l’Omnisport de Bangui.
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