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Archive for juillet 2011

Education RCA : L’incontournable FEIKERE doit-il rester sur la Direction des bourses?

Qui se dit étudiant centrafricain et n’aurait pas entendu parler de FEIKERE?
 
Avoir une bourse d’étude au pays de « TI MO SI » n’est pas un mince combat. Si tu n’as pas quelqu’un derrière toi, faut laisser tomber.Si tu n’est pas du KNK, tes chances sont réduites à 20%. Si tu n’a pas de poche pleine, trouve toi une Tchatche solide sinon le redoutable Feikere n’a pas son temps a perdre sur des minables et ingrats étudiants centrafricains.

Ce faisant, le directeur de bourse d’étude devient pour le système éducatif centrafricain une personne que tous parents doivent gagner la faveur afin que leurs progénitures bénéficies du soutient de l’Etat.

 

Une AG qui brise le silence ?

Dans la logique de la démocratie suite aux multiples plaintes des étudiants de Bangui et de la diaspora, le bureau exécutif de l’ANECA a tenu ce mercredi 27 juillet une Assemblée Générale dans l’enceinte de l’Université de Bangui, ayant pour menu: La question de la commission d’Octroie des bourses d’études aux étudiants centrafricains.

Selon nos sources fiables, lors de cette AG, le président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains ( ANECA), Gildas de-Carême BENAM, a révélé que celui qui se cache derrière tous les problèmes que connaissent les étudiants centrafricains en générale n’est personne d’autre que l’actuel directeur des bourses et le propriétaire de l’institut d’enseignement primaire et secondaire CEPRIFOG.


La source de poursuivre qu’ à cause de sa partialité voir son ethnicisme chronique, ce dernier a été deux fois limogé par l’ex ministre de l’éducation Ambroise Zawa mais le dur à cuire Feikere aurait subsisté grâce aux faveur et la solide protection du  » soleil ».

Selon un étudiant centrafricain boursier au Sénégal qui préfère l’anonymat , pendant la dernière tournée du super directeur de la bourse à Dakar au coté de l’ancien ministre Zawa, celui aurait fait preuve de favoritisme envers des étudiants dont il a des relations avec les parents, ceux qui sont de son ethnie ou encore ceux qui militent dans le même parti que lui.
Le même étudiant poursuit qu’il ne fait pas yeux doux à tous ceux qui osent mettre en cause sa gestion des fonds ou ses fallacieuses manœuvres d’attribution de bourses. 

Feïkéré partira t-il de la Direction des bourses ?

C’est ainsi qu’au cours de la dite AG, le bureau exécutif de l’ANECA est parvenue à la conclusion d’un renvoie de FEKERE à la tête de la bourse pour qu’il y est une gestion impartiale et bénéfique à tous les centrafricains méritant une assistance de l’Etat centrafricain.Pour ce faire, l’ANECA compte procédé par un mémorandum et une forte recommandation afin que le droit puisse être appliquer.

L’ANECA vient par là démontrer qu’elle est vraiment la gendarme des intérêts des étudiants. Par ce que ce mal qui est le directeur de bourse, n’est pas prêt de se repentir au bénéfice des étudiants.


Si Ngombe Kette, Zama, Ngaïkoisset, les magistrats… mais pourquoi pas Féikéré à la Direction des Bourses ?

Si Jean Barkess Ngombe Kette, Zama et bien d’autres ont payé de leurs actes, pourquoi pas un Feikere dont les bavures sont montées jusqu’au ciel?

L’ANECA a agit et nous sommes là dans les coulisses de l’observation pour le reste.

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Catégories :Education

Nostalgie d’un Palais de couronnement impérial en ruine à Bangui

Stade de basketball, Palais du couronnement et du procès de l’empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa, Tribunal et lieu de sentence de mort des putschistes contre le régime impérial, salle de rencontres internationales tenues sous le règne Bokassa à l’Empire Centrafricaine, est aujourd’hui ouvert à tous vents et envahi par les herbes folles qui sert désormais d’abri aux reptiles et rongeurs de toutes gammes. Une situation qui plonge dans une nostalgie totale, tous les centrafricains, témoins de la beauté de ce joyau.
Inauguré entre octobre et novembre 1977, l’Omnisport de Bangui, rebaptisé quelque mois plus tard Palais de couronnement, cette salle de 3000 place faisait la fierté des centrafricains. Certains n’hésitent pas à dire qu’il n’y avait que deux modèles de tel stade de basketball en Afrique. 
De noms pour Un seul complexe
On l’appelle Omnisport de Bangui, Palais des Sport de Bangui, et baptisé spécialement Palais de Couronnement, lors de sacre l’empereur Bokassa 1er. Aucun document sur le coût de sa construction n’est pour l’instant disponible à la Fédération centrafricaine de Basketball, mais on le sait en Centrafrique que « Bokassa savait mieux bâtir même avec peu de moyen ».
Sa chute est triste !
Le stade qui attirait même beaucoup de touristes venus de part le monde entier, pour voir « cette maison où a été couronnée l’empereur des temps modernes », ne fera pas long feu. Elle se verra perdre toute sa valeur, piller, saccager juste au moment où celui qui l’a construit, quittera le pouvoir le 20 septembre 1979, par un coup d’Etat appuyé par l’armée française, dans l’Opération Barracuda. Que c’est triste !
Depuis cette époque, le gouvernement qui a occasionné le saccage de ce stade et ceux l’ont suivi n’ont jamais pensé à sa réhabilitation. Du coût, il est laissé à son propre triste sort. Le Palais de Couronnement sert maintenant de bastion au serpent, labyrinthe au rat et d’autre en repère partiellement pour organiser des kermesses… 
L’espoir d’une renaissance
La révélation de la réhabilitation de ce palais a été faite le 7 mars dernier à Bangui par l’ex Ministre centrafricain des sports, Aurélien-Simplice  Zingas. C’est au cours d’un point de presse animé conjointement avec le président du comité national olympique et sportif Centrafricain, Jacob Gbeti.
Par la suite, un architecte a été envoyé à Bangui par le CIO (Comité international olympique) pour évaluer le cout réel des travaux.
Le CIO a accepté enfin de financer les travaux à hauteur de 1 millions de dollars au lieu de 500.000  dollars  soit environ 455 millions de FCFA.
Pour l’instant à Bangui, la population se demande et s’inquiète que « ce n’est pas comme d’habitude que des experts viennent évaluer les choses et partir définitivement ». Une allusion à la promesse d’un prince saoudien en Centrafrique en 2008, qui a promis de réhabiliter l’Omnisport de Bangui.
Catégories :Société

Bozizé veut redorer son image ternie ?

François Bozizé lors de prestation de serment le 15mars à Bangui
Depuis quelques temps le Président centrafricain François Bozizé mène une lutte sans précédant contre l’impunité dans son propre entourage. Les deux derniers mois créent une douche froide dans les entourages du président centrafricain.
 
Pour illustration, la semaine dernière l’un des  plus proches collaborateurs du Chef de l’Etat, le directeur général de la presse présidentielle, Zama Javon Papa, était placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) à Bangui, avant d’être relaxé. Il serait arrêté pour une histoire de détournement d’un million sur les 5 millions de franc CFA, destinés à l’achat des instruments de l’orchestre de l’Université de Bangui.
Cette arrestation est intervenue quelques jours après que le Capitaine Eugène Ngaïkoisset de la Sécurité présidentielle ait été mis aux arrêts de rigueur, avant d’être dégradé de deux crans au grade de sous-lieutenant. Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux à Bangui sur ordre personnelle de François Bozizé. A l’origine des faits, un incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs. Eugène Ngaikosset a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.
Mais avant ces deux faits, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Josué Binoua avait remonté les bretelles du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Jean Barkes Gombékétté, lors de sa première visite à la mairie de Bangui. Quelques jours plus tard, le premier citoyen a démissionné de ses fonctions, selon lui, de son propre gré. Hors le ministre le reprochait de gestion opaque du fonds de la mairie de Bangui, qui n’est pourtant pas autonome. 
Est-ce à dire que « la recréation est terminée » comme l’avait déclaré le Chef de l’Etat lors de sa prestation de serment le 15 mars dernier ? En tout cas, le temps nous le dira !
Catégories :Politique

Le Conseil de sécurité s’inquiète de l’absence d’opposition en Centrafrique

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est inquiété jeudi 7 juillet  2011 de « la quasi absence » d’opposition en République centrafricaine, qui risque de poser « un défi considérable » après les élections présidentielle et législatives dans ce pays.
Le président centrafricain François Bozizé a été réélu pour un second mandat lors des élections le 23 janvier 2011. Deux mois plus tard, son parti a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée au deuxième tour des législatives en remportant 61 des 105 sièges.
L’opposition, rassemblée au sein du Front pour l’annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des législatives. Elle accuse le pouvoir de « fraudes massives » lors du premier tour du 23 janvier, couplé à la présidentielle qui a réélu le président Bozizé.
Dans une déclaration, les membres du Conseil de sécurité « notent que la quasi absence d’opposition politique dans les institutions démocratiques de la République centrafricaine depuis les élections peut constituer un défi considérable dans le processus de réconciliation nationale et la construction du pays ».
« Les membres du Conseil soulignent le besoin pour toutes les parties de prendre des engagements fermes afin de mettre en oeuvre les recommandations en faveur d’un dialogue participatif et travailler à la réconciliation nationale », ajoute la déclaration.
Le Conseil de sécurité « demeure préoccupé par la situation humanitaire terrible et demande à toutes les parties de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire ».
Le 12 juin, la dernière grande rébellion encore active en Centrafrique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement devant déboucher sur un accord de paix.
Catégories :Politique

Feuille de route d’un périple en RDC…Mésaventure pour certain !

Le départ de l’équipe Photo KTD Hippolyte Donossio
Nous sommes le 30 juin 2011, date initiale de la clôture des inscriptions sur la liste de révision du fichier électoral en République Démocratique du Congo (RDC).  Il fait jour depuis 11h sur la capitale centrafricaine. L’équipe de Kôngô Ti Doli, un groupe composé de 20 personnes, journalistes professionnels et étudiants en journalisme, formés en journalisme sensible au Droit de l’Homme par un Projet de l’Institut Panos Paris (IPP), s’apprêtent à traverser le fleuve Oubangui. Ils se rendent à Zongo, une commune de la RDC en face de la capitale centrafricaine Bangui. Objectif de la mission : Couvrir la clôture des opérations.
L’ambiance est chaude ce matin au siège de l’IPP de Bangui. Après quelques moments de concertation avec Simon Pierre Ndouba, le chargé de suivi du projet et Pascal Chirhalwirwa, le coordonateur des activités de l’IPP en Centrafrique, l’équipe est très vite arrivée au port Biche où la traversée était prévue.
Le début de l’aventure
Les formalités pour le Laissez-passer n’a pas prit trop de temps que 10mn suffisent pour que tout le monde se met dans cette pirogue de fortune. C’est parti ! Le moteur vient de démarrer et marque le début d’un cauchemar pour certains.
« C’est ma première fois de grimper dans un pirogue ! », a vite lâché Belfort qui ne manque que de pipi dans la culotte du fait que la pirogue à l’air de chavirer. Entre la prière de Inès et le chapelet compté par Melvine, se trouve une peur grotesque de José Félix, voilée par une un sage conseil donné à Hippolyte, qui se met débout pour filmer la traversée, de s’assoir, car « nous sommes déjà en plein milieu du fleuve ! », dit-il.
La traversée n’est pas aussi longue, 5mn suffisent pour qu’on foule le sol congolais. Les uns se bousculent contre les autres, soit pour descendre de « cet objet » soit pour se prendre en photo. De l’autre coté, Pascal et Simon Pierre sont entrain de faire la formalité pour les laissez-passer.
Là aussi, ça n’a pas prit trop de temps pour la formalité de 20 personnes, que c’est rapide ! Puis Click-clac, une partie de photo avec les autorités de frontière congolaise, qui nous confient très vite que « les autres sont en défilé, c’est les 50 ans de l’indépendance de notre pays » !
Mais en attendant, on nous fait aussi savoir que le bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) ne travaille pas aujourd’hui. Par contre, les centres d’inscription sont toujours ouverts. 
Le reportage espion ?
Une partie du défilé à Zongo Photo KTD Hippolyte Donossio
Nous nous sommes vite rendus à la place African Luxe où plus de 3000 personnes assistent au grand défilé. Que le public est beau ! Un petit « Mbotè » (Bonjour en Lingala) aux confrères journalistes suffit et marque le début d’une couverture des manifestations. « Les nouveaux venus » prennent d’assaut le lieu. Interview par ci, photo par là. Mais ce n’était pas notre mission ! 
Que voilà hop, un monsieur en veste, jean, lunette fumée digne d’un espion siffle à Romary lui disant d’arrêter de filmer et de lui apporter l’appareil la photo. Peut être que nous ne sommes pas des invités ? Vite Romary me remet l’appareil…Je m’approche…Pascal et Simon Pierre aussi… ça à l’air de capoter…
Votre Papier ?…Les voici…nous sommes des journalistes de Centrafrique, nous sommes en reportage… Le maire de la ville ne nous a pas encore rencontré… Ok filmez, mais PAS LES MILITAIRES et LES OFFICIELS ! Ok…chef… Puis quelques signes à des inconnus pour surveiller ces invités surpris de prêt ! Soyons prudents les gars, ont affirmés Simon Pierre et Pascal.
A 13h, la fatigue semble arrivée Ph. KTD Hippolyte Donossio
A 13h, le défilé n’est pas encore fini, la queue est encore longue, mais certains membres de l’équipe semblent déjà bien fatiguer. Ils ont vu la fin avant le début. Petit-Jean ne peut plus supporter, il rentre à Bangui…
A 14h30mn, le défilé vient de finir. Il nous faut avoir l’autorisation du maire avant de réaliser une interview ! Vite à son domicile, le refus des gardes du corps du maire… mais…le tour est joué. Le gars a même accepté une interview. Puis encore Clic-clac, photo de famille avec le maire. Maintenant au boulot !

Photo de Famille avec le maire de la ville de Zongo en ensemble veste

 Contactons la CENI
C’est Clarisse la contrôleur technique régional qu’il nous faut pour le travail. Mais où est-elle ? Son téléphone ne sonne pas. C’est éteint. Rendons-nous à Shalom, c’est un centre d’inscription, peut être on se pourra réaliser une ITW. 
A Shalom il est 15h15, le président du centre de dire que « Je n’ai pas autorisation de réaliser une ITW même si le maire l’ordonne. La CENI est indépendante. Cherchez à avoir l’aval de Clarisse ». Mais où est cette Clarisse ? A l’église peut être à la maison ? Rendons d’abord chez elle à la maison. Ce n’était pas une partie de plaisir…
Effectivement elle est là…elle dort…Excusez moi c’est un jour de fête et je suis rentrée avant la fin du défilé, je me repose un peu. De rien. Allons retrouver un collègue, il peut m’aider à répondre aux questions là où je vais être bloquée. Lui aussi n’est pas là ! Rentrons à Shalom alors. Des va-et-vient à faire casser les os !
Il est déjà 16h30. De là le travail s’est bien déroulé, mais l’équipe est divisée. Ceux qui ne peuvent plus supporter la faim, sont partis dans la ville pour chercher à se ressourcer. Pluie de question de Hippolyte Simon Pierre et Pascal. Clarisse répond avec trop de tact. 
Le retour de l’équipe à Bangui Ph. KTD Hippolyte Donossio
Il est l’heure de rentrer les frontières ferment à 17heures. Très épuisé, tout cherche vite à rentrer. Salutation encore avec les autorités de la matinée. Clarisse est encore là pour nous accompagner à la sortie. Des « Au revoir » par ci, salutation par là.
Une nouvelle aventure dans l’aventure ?
Les Au Revoir à Zongo Ph. KTD Hippolyte Donossio
Deux pirogues nous ramènent cette fois-ci. Voilà une minute à peine, en pleine fleuve et à plus de 200m, le moteur lâche… Plus de carburant ? Le moteur est en panne ? Les regards tournent vers le ciel alors qu’il est déjà 17h15mn. Le moteur reprend. Quelques minutes plus tard, il lâche à nouveau cette fois-ci le passeur tente de démarrer par 4 fois en vain… Et la 5e fois… « Nous sommes enfin arrivés à Bangui », s’écrit Elian.  
Tout le monde n’a plus envi de rester là, « nous rentrons » disent les uns aux autres. 
Joignons l’utile à l’agréable
Visiblement, l’équipe est bien fatiguée après ce long voyage
« Pour l’anniversaire de l’indépendance de mon pays que vous venez de visiter, j’offre une bouteille à chacun de tout le monde » s’exclame Pascal. Au Parc du Cinquantenaire… Non ils sont très chers là-bas, allons où alors ? A Chappaga !
La partie n’est pas aussi longue qu’on l’entendait » a affirmé un membre de l’équipe. Puis chacun se dispersent, d’autres profitent de la voiture à Pascal.
Une leçon
Ce n’est pas aussi facile de faire un reportage de telle sorte dans un pays étranger dans un court délai pareil. Le reportage produit sera diffusé le 9 juillet, date de la fin de session de cette formation en Droit de l’Homme de l’IPP. L’équipe Kôngô Ti Doli sera aussi bientôt en ligne sur le Slate Afrique, grâce à Stéphane et Hippolyte. Retrouvez déjà Kôngô Ti Doli sur facebook et twitter.
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