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Archive for novembre 2011

A quand les travaux de construction des routes modernes annoncées par Bangui ?

Des panneaux publicitaires géants au centre ville de Bangui © Hippolyte Donossio

Réalité ou fallacieuse promesse électorale ? En tout cas, tout semble dire maintenant qu’il s’agit d’une promesse fallacieuse faite par le régime de Bangui, faisant état de la reconstruction des avenues des martyrs et Boganda, par l’aide de la coopération chinoise.

C’était en janvier dernier que Bangui a fait mousser cette nouvelle. En plaine période préélectorale. Des techniciens chinois étaient dépêchés, sous un soleil ardent, faisant l’expertise des lieux. Des affiches géantes, longeant ces deux avenus et montrant leur future beauté, font croire au centrafricain Lambda que « si Bozizé réussit à réaliser cet ouvrage sous son mandat, il sera Un vrai Président, comme l’a été Jean Bedel Bokassa ».

Seulement, les jours passent, et l’horizon ne semble toujours pas proche.

Le « collage » des avenus à Bangui sont mieux !

Fort est de constater que la semaine dernière, les agents de travaux publics ont envahi l’avenu des Martyrs, pour procéder au collage de cette route. Une honte ?!

C’est un avenu qui devrait faire la fierté du pays, mais dommage que cette route se trouve dans un état de dégradation avancée. Ceci devant les milliardaires centrafricains avec voitures en vitre fumée pour des millions de Francs CFA.

A quand le calvaire des routes en Centrafrique ?

Entre les ponts qui s’écroulent en désordre et les routes qui deviennent maintenant les Awalés (Kissoro en Sango), le centrafricain peut se dire qu’il vit maintenant dans un pays abandonné ?

Il est certes vrai que le pays vient à peine de sortir des conflits armés qui ont énormément pesé sur son économie, mais des efforts doivent être faits dans ce secteur, qui constitue l’un des piliers de l’économie centrafricaine.

Mais si l’on en croit à la Directrice générale du fonds routier centrafricain, le peuple doit encore souffrir. Pour construire une route goudronnée d’un kilomètre, il faut Un Milliard de Francs CFA ! Cette somme fait croire qu’il n’y a plus rien à faire dans un avenir proche, sauf, aide extérieure, vu que le président Bozizé ne cesse de se plaindre toujours que « la caisse de l’Etat est vide ».

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La rue maintient toujours la pression malgré qu’AREVA rassure ne pas quitter la Centrafrique

Malgré la levée du suspens sur le retrait de la société Areva, chargé de l’exploitation de l’uranium centrafricain de Bakouma, la jeunsse centrafricaine n’a pas toujours laissé tombé la pression, de sa manifestaion. Areva a annoncé le 31 octobre qu’elle ne plie pas bagages pour quitter la Centrafrique, mais qu’elle interrompe momentanément ses travaux en République Centrafricaine et ne reviendra que quand la situation mondiale de l’uranium sera meilleure.

« Suite à l’accident de Fukushima (Japon), on a enregistré une baisse du cours de l’uranium dans le monde. Des projets de centrales nucléaires ont été abandonnés et entraîné une baisse de nos activités », s’est contenté de dire Jean-François Millian, directeur général de Areva en Centrafrique, lors d’une conférence de presse.

Des rumeurs couraient dans les semaines passées en Centrafrique selon lesquelles, Areva avait décidé de quitter la RCA et de ne revenir qu’en 2033, et la jeunesse avait menacé de descendre dans la rue pour inciter le gouvernement à dénoncer le contrat, retirer la licence et afin de vendre à d’autres entreprises.

Du coté de la jeunesse, « la décision d’Areva est seulement pour calmer les esprits et préserver les intérêts français. Dire qu’elle va revenir dans deux est une fuite en avant. Le changement des cours de l’uranium sur le marché mondiale n’est pas comme un fruit qu’on connaît le moment où il va mûrir », a affirmé le président d’une association de jeune de Bangui qui a requis l’annonymat.

La jeunesse avait décidé d’organiser une manifestation pacifique à travers le pays au moment où Areva annoncera son départ. Il a fallu attendre plusieurs jours pour que  Areva Centrafrique réagisse.

La jeunesse centrafricaine maintient toujours sa volonté de descendre dans la rue malgré cette assurance et d’Areva. Elle continue toujours à évoquer une machination de Paris pour avoir toujours « une main mise sur les richesses du sous-sol centrafricain ».

Depuis le début de ses opérations sur le site de Bakouma, Areva n’est qu’en « phase de pré-développement », selon un technicien de la société. Les ressources identifiées sur le projet de Bakouma est passé de 18 000 tonnes à 32 000 et sans doute au-delà suite aux études réalisées, dans les 4 ans d’études.

Ni le gouvernement ni l’opposition politique centrafricaine n’a réagit pour l’instant sur cette affaire. Du coup on se demande si le politique se soucie du moins de l’intérêt du Centrafricain ?

En tout cas, Areva va certes partir pour revenir dans deux ans, comme elle l’a dit, mais on va voir si le retour sera effectif à ce délai.

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