Bangui : Arrêtés pour tentative de déstabilisation de pouvoir, les accusés témoignent

Les dix jeunes, membres de Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique (ROJECA), une structure qui œuvre pour la promotion des droits et devoirs de l’enfant, arrêtés le jeudi 28 juin, ont finalement été relâchés le vendredi 6 juillet dernier, sans aucune charge retenue contre eux.  Ils ont été interpellés et accusé selon plusieurs sources, pour avoir préparé un projet de déstabilisation du pouvoir en place à Bangui. Tango Ti Mbi publie le témoignage de ces jeunes.

Tout d’abord, l’histoire commence à la barrière de PK9 (sotie sud de Bangui), cette journée du 28 juin alors que les jeunes se rendaient à Mbaïki dans le cadre d’une activité de leur organisation. « Ce n’est pas la première fois que nous organisons de telles activités, car nous avons déjà testé l’expérience dans certains villages qui entourent Bangui, et se basant sur les expériences des réussites, nous nous sommes dit pourquoi pas le faire aussi dans les grandes villes », a affirmé un des jeunes.

Lors de leur interpellation à la barrière de PK 9 « on ne nous a pas fait part officiellement de ce soit disant projet de complot contre l’Etat. Mais on nous a seulement notifié que nous n’avons pas nos documents de voyage en règle et que notre association n’est pas reconnu officiellement par notre ministère de tutelle, le ministère de la jeunesse et des sports », a ajouté un autre jeune.

Pour une autre victime, « nous avons peur lorsque des informations ont infiltré que nous sommes accusés de complot contre l’Etat, car c’est une accusation extrêmement grave ». Une semaine et un jour maintenu au commissariat du port à Bangui, « nous témoignons que nous n’avons pas été maltraités. Nos téléphones ont été récupérés entre nos mains, mais il y avait un autre qui a été mis à notre disposition, pour nous permettre d’appeler nos parents ».

Libérés, aucune charge n’a été retenu contre ces jeunes, « mais nous craignons cependant pour notre sécurité, car nous savons qu’il y a des agents de services de renseignements qui nous suivent désormais, mais  nous n’avons pas peur de poursuivre nos activités », attestent-ils.

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A quand François Bozizé foulera les marches de l’Elysée ?

De G. à D. François Hollande, président français et François Bozizé, président centrafricain (Photo Internet, Montage Hippolyte Donossio)

Voilà 3 mois et un jour ce 7 juillet que François Hollande a été élu président de la République française. L’homme qui a annoncé « un jour terrible pour les dictateurs et une bonne nouvelle pour les démocrates », semble désormais faire peur à certains présidents africains dont celui de la République centrafricaine, François Bozizé.

De Ouattara à Kabila en passant par Bozizé, Biya, Béby… la liste est longue pour ces présidents africains, pourtant des ex-colonies françaises qui n’ont pas encore été accueillis officiellement par ce socialiste qui officie à la tête de l’exécutif français.Tout porte à croire que la relation entre le palais de l’Elysée et certains palais africains semble prendre une autre direction.

Décidément Hollande veut en finir avec le Diktat de certains présidents africains !

Cette tournure se vérifie par le fait que seulement très peu de chefs d’Etat africains sont reçus à l’Elysée depuis 3 mois que François Hollande est président de la République. Effective fin de la françafrique ou nouvelle stratégie dans des relations franco-africaines ? En tout cas, difficile de répondre à cette question en seulement deux mois et demi après l’investiture du président socialiste.

Mais on le sait, d’ailleurs les présidents africains le savent aussi bien que François Hollande qui semble dissoudre la cellule Afrique de l’Elysée a plusieurs fois déclaré dans ses meetings ses intentions que «défendre l’idée que la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique ».

Une position soutenue par Jean-Louis Bianco, député socialiste, ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre des Affaires sociales pour qui : « d’abord, pour la politique africaine de la France […], le grand changement, c’est qu’on aura affaire à un président normal. C’est-à-dire un président qui sera constant, qui sera fiable, qui sera prévisible et dont les idées et les discours ne varieront pas au fil du temps… ».

Ce message envoyé par cette nouvelle France est valable pour Bozizé, pour Sassou, pour Compaoré, et même pour Boni et les autres. Autrement dit pour la France, si ce président n’est pas FIABLE, il sera alors FAIBLE. Le peuple centrafricain est un peuple fort, donc FIABLE, et c’est son message à Monsieur le Président !

Et qu’en est-il pour Bozizé en particulier ?

François Bozizé accueilli par Nicolas Sarkozy au palais de l’Élysée à Paris (Photo AFP)

Cela ne vaut pas la peine de revenir sur l’élection toujours controversée de Bozizé au Palais de la Renaissance en Centrafrique. L’opposition réunie au sein du Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 en Centrafrique, FARE 2011, continue toujours de demander l’annulation et la reprise des élections qui plongent désormais François Bozizé dans son second et dernier mandat à la tête du pays, d’après les prescriptions de la Constitution centrafricaine.

Pour l’instant, plusieurs commentateurs n’excluent pas la possibilité à l’homme qui est arrivé pour la première fois à la tête de la Centrafrique par le biais d’un coup d’Etat, le 15 mars 2003, de modifier la Constitution et de se présenter pour une troisième fois aux élections de 2016. Une chose que Hollande prétend vouloir combattre…

D’ailleurs, les teneurs du pouvoir de Bangui doivent cependant savoir que Paris, même sous Sarkozy et maintenant sous Hollande a reçu plusieurs correspondances décryptant que la gestion du pouvoir de l’Etat est axée sur le népotisme, le clientélisme, l’affairisme, encore plus grave l’impunité ayant mis complètement en difficulté François Bozizé.

Sur le terrain maintenant en Centrafrique, le paradoxe qualifié du siècle par le journal Centrafric Matin, est le cas des riches du grand jour connus sous le vocable vernaculaire de « Yongoro nguiza » (longue coupure de Banque), issus du gouvernement et qui continue de tourner dans la pensée du Centrafricain comme le fait que le chef de l’Exécutif préside un conseil d’opérateurs économiques et non du gouvernement. Une des raisons qui poussent Hollande à ne pas accueillir son homonyme Bozizé.

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Football : Le classement Fifa/Coca-Cola Juin 2012, la RCA occupe désormais la 73e place

L’équipe centrafricaine de football

Le dernier classement Fifa/Coca Cola vient d’être publié ce 4 juillet 2012, classant la République centrafricaine à la 73e place sur l’échelon mondial, sur 205 nations. Sur le plan continental, le pays des Fauves de Bas Oubangui se place désormais au 16e rang, sur 53 nations.

De la 93e en juin, la Centrafrique gagne 20 places pour être désormais la 73e nation du football mondial. Le plus grand bond de ce classement de la Fifa est celui des Fauves à cause des 20 places qu’ils ont gagnées.

Le dernier exploit des Fauves face aux Pharaons d’Egypte (3-2 en match aller en Egypte et 1-1 au retour en RCA) est donc la pièce maitresse de cette nouvelle progression. 16e du continent africain, aucun centrafricain ne pouvait croire, il y a quelques mois, lorsque l’entraineur français des Fauves Jules Acorsi, lâchait l’équipe à cause du non payement de factures, par la fédération centrafricaine de football et le gouvernement de Bangui.

Les supporteurs centrafricains lors du match Centrafrique – Egypte, le 30 juin 2012 à Bangui

Les Fauves doivent encore tenir bon. Le 5 juillet, ils vont connaitre leur adversaire pour le dernier carré de la qualification à la Coupe d’Afrique des Nations Afrique du Sud 2013.

Face à plusieurs de ses adversaires, l’équipe centrafricaine reste encore la plus médiocre dans la préparation des compétitions : Absence des matchs amicaux, le non payement de factures d’hôtel des joueurs, des entraineurs, le regroupement tardif des joueurs (souvent à 4 jours de la compétition)… Malgré tout, les Bamara (appellation en langue nationale des Fauves) avancent doucement et surement.

La génération Momi, Enza, Kettevoama, Salif et les autres sont en train de montrer un bel exemple aux Centrafricains et aux dirigeants politiques qu’avec seulement un peu de moyen et plus de volonté, tout peut aller à merveille. Désormais les poulains d’Hervé Loungoundji n’ont plus peur mais c’est eux qui font peur : Bamara Oyééééééééééééééééééé : Oyéééééééééééééééééééééé

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Quand le gouvernement ivoirien dit la vérité sur l’expulsion d’Aimable MPORE et l’affaire de 65 millions de francs CFA

Aimable Mpore. Photo Astou Arnould

Depuis le 19 janvier 2012, Aimable Mpore n’est plus persona non grata en Cote d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien vient de dire la vérité sur l’expulsion injustifiée à l’encontre de l’ex directeur général de la société de téléphonie mobile MTN.

En effet, Aimable Mpore a été expulsé du territoire national ivoirien le 5 février 2009 par un arrêté signé par le ministre de l’intérieur de l’époque et portant le numéro 161/MI/CAB avec exigence de quitter le pays dans 96 heures (4 jours). C’était suite à une aide financière à hauteur de 65 millions de Francs CFA, que MTN avait accordée aux populations d’un village sinistré par une intoxication alimentaire dans le cadre des actions sociales du chef de l’état. Après avoir versé l’argent qui servait à régler les déplacements des ambulances, la construction d’un dispensaire, la société MTN a reçu une lettre de remerciement émanant de la présidence. Sur le talon du chéquier du livre comptable de la société, un comptable de la société avait spécifié : « et au chef de l’État » La raison donc de l’expulsion a été que cette mention ne fait pas honneur au chef de l’État ivoirien. C’est ainsi, manu militari, Aimable Mpore, DG de la société MTN devait quitter la Côte d’Ivoire.

L’actuel ministère d’Etat, ministère de l’intérieur, du gouvernement de Guillaume Soro, vient d’abroger l’arrêté d’expulsion par celui au numéro 075/MEMI/CAB, en date du 19 janvier 2012.  « Ce gouvernement a corrigé la faute commise par le régime ivoirien en février 2009 » dit Aimable, visiblement soulagé.

Aimable Mpore, actuel directeur général du premier réseau de téléphonie mobile en Centrafrique a donc fait part de sa joie à quelques web-journalistes centrafricains, le 28 mars 2012 à Bangui. Il est ravi d’être  désormais libre de tout déplacement au pays des Eléphants d’Afrique.

Pour Mpore, cette décision n’est que « l’émergence de la vérité dans une injustice flagrante qu’avait fait preuve le régime de Laurent Gbagbo à mon égard ». Le directeur général de Telecel Centrafrique dit éprouver un sentiment de soulagement à l’écoute de cette nouvelle, car « c’était une affaire privée qui s’était transformée en affaire d’Etat et avait pris une ambleur que beaucoup de personne ne comprenaient pas mon niveau d’implication…».

Pour continuer, Aimable Mpore se réjouit de diriger Telecel Centrafrique et compte le faire dans la stricte règle du métier.

La RCA, vers un pays hostile au métier du journaliste ?

Les deux dernières années ont été les plus mouvementées des ères du pouvoir de président Bozizé, concernant les hommes de médias de Centrafrique. Les journalistes ont été régulièrement pris pour cibles devant la justice, par les membres du gouvernement, où des personnalités du régime du général d’armée François Bozizé Yangouvonda. Les derniers cas en date sont ceux des directeurs de publication des journaux Le Démocrate, Ferdinand Samba, et de La Plume, Patrick Agoundou, poursuivis par le ministre d’Etat aux finances Sylvain Ndoutingaï, pour 3 chefs d’accusation.
Ces faits quasi fréquents ces derniers temps poussent à réfléchir que la Centrafrique n’est-elle pas entrain de devenir un pays dangereux pour l’exercice de la profession du journaliste ?
Certes, la Centrafrique peut gagner des points parce que depuis son indépendance, aucun journaliste n’a été assassiné sur son sol. Mais les journalistes ont été régulièrement pris pour cible par les teneurs des régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays, du régime de Bokassa à celui de Bozizé aujourd’hui. Menaces de mort, prison, passage à tabac et en prison…
En ce moment, deux journalistes sont dans le collimateur de la justice centrafricaine. L’un Ferdinand Samba purge en ce moment dix mois d’emprisonnement ferme assorti d’une amende de 1 million de FCFA à payer à l’Etat centrafricain et 10 millions de dommage et intérêt à son accusé Sylvain Ndoutingaï. L’autre, Patrick Agoundou jugé par contumace (considéré comme en fuite par la justice centrafricaine), écope d’un an d’emprisonnement ferme, et se voit délivrer un mandat d’arrêt international.
Depuis l’Etat généraux des médias de 2004 et la Loi de 2005 relative à la liberté de presse, le régime de Bangui fait un semblant du respect du journaliste et de son métier. Mais l’attitude que présentent ces derniers temps les hommes forts de Bangui montre leur volonté à ne plus laisser exercer librement les hommes de médias centrafricains. Une situation qui a poussé l’ONG Reporter Sans Frontière à qualifier la justice centrafricaine d’instrument au « service des puissants ». Visiblement, il n’y a qu’une parodie de justice dans ce pays.
En 6 mois, plus de 4 affaires opposent soit les membres du gouvernement, soit les proches du régime de Bangui à certains journalistes centrafricains. Autrement dit, 1,5 affaires chaque deux mois ! « Si les teneurs de régime de Bangui pensent qu’en nous influençons qu’on va baisser nos plumes, je pense qu’ils se trompent », avait affirmé le 11 juillet 2011, Faustin Bambou, directeur de publication du journal Les collines de l’Oubangui, après son acquittement et son confrère de Médias+ Emmanuel Cyrus Sandy, après une affaire qui les a opposé avec le ministre délégué à la défense nationale Jean Francis Bozizé.
Les chefs d’accusation qui reviennent sont presque toujours les mêmes : Diffamation par voie de presse, propos injurieux et incitation à la haine. Mais si on voit de prêt, les articles porteurs de malheur de ces journalistes ont été écrits pour la plus part, pour dénoncer les malversations dont feraient ces personnalités.
Le délit de presse n’est pas encore certes dépénalisé en Centrafrique, mais l’ordonnance de 2005 prévoit des mesures à prendre quand un journaliste commet un délit. Dans les cas Samba et Agoundou, beaucoup d’observateurs pensent que la procédure n’a été respectée.
En envoyant trop souvent les journalistes devant la justice, le pouvoir de Bangui est entrain d’envoyer de mauvais signal en face du monde et de ses partenaires. Alors, le président Bozizé et sa famille politique doit se méfier de toujours continuer à envoyer les hommes de médias devant la barre. Le simple fait qu’une personnalité se plaint continuellement contre un journaliste, montre que celle-ci est inquiète de ses actes. Si elle ne sent pas coupable et qu’elle a bien géré la chose publique, pourquoi alors s’inquiéter d’un pauvre chien qui aboie ?
Avec de tels agissements, les professionnels de médias et de la communication de Centrafrique ne doivent pas espérer vite quant à la dépénalisation des délits de presse. La route est encore longue et la lutte qui a été enclenchée lors des états généraux de 2004 doit être poursuivie.
Malheureusement, les journalistes centrafricains ne sont pas unis pour revendiquer cette noble cause et arriver à une bonne issue. Pour preuve le groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique est divisé depuis presqu’un an et la crise continue toujours. Une division qui profite au pouvoir Bangui qui continue et continuera, on l’espère, à mater le secteur médias de Centrafrique.

Et si la justice rattrapait Ngombe Kette comme Chirac et Olmert ?

Jean Barkès Ngombe Kette, ancien maire de la ville de Bangui

Ces deux dernières années dans le monde, de scandales s’explosent autour de la malversation dans la gestion des municipalités des capitales de certains pays et plusieurs hautes personnalités de certains pays ont été mises en cause dans ces affaires. De la France avec l’ex président et maire de Paris Jacques Chirac, en Israël avec l’ex premier ministre et maire de  Jérusalem Ehoud Olmert, tous, malgré devenus des présidents de la République, ont été poursuivis. L’un, Jacques Chirac, a été condamné par la justice de son pays. La question dans le contexte centrafricain est de savoir et si la justice centrafricaine rattrapait Jean Barkès Ngombe Kette, ancien maire de la ville de Bangui, dans des cas de détournements d’argents qui ne dit toujours pas son nom, et qui ont émaillé son limogeage à la tête de la municipalité de la ville de Bangui ?

L’ex président français Jacques Chirac purge en ce moment 2 ans d’emprisonnement en sursis. Une réponse à ses manœuvres d’emploie fictif à la mairie de Paris, lors qu’il fut encore maire. L’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, a été également mis en examen jeudi 5 janvier denier pour de cas versements de pots-de-vin relatifs à la construction d’un complexe immobilier de luxe à Jérusalem, lorsqu’il fut maire de la ville entre 1993 et 2003.

Ces personnalités de référence ont été rattrapées par la justice de leur pays. La question est que, si la justice centrafricaine fonctionne, pourquoi ne pas aussi vérifier les traces de l’ex maire de la ville de Bangui, Jean Barkès Ngombe Kette ?

La version officielle de la « démission » de Ngombe Kette

Selon une source proche de la mairie de Bangui, Jean Barkès Ngombekette avait envoyé une correspondance au Président de la République, François Bozizé, indiquant que cela fait 8 ans qu’il était maire et qu’il aspirait à bénéficier d’un repos. Le dimanche 3 juillet 2011, un décret présidentiel était tombé et Ngombekette, remplacé par Nazaire Yalanga Nganaféï précédemment directeur  des services financiers de la Mairie de Bangui.

Du moins, c’est l’argument soutenu jusqu’alors par le gouvernement centrafricain et les phares semblent éteindre maintenant sur ce qui serait un limogeage à cause de la gestion opaque des fonds de la mairie de Bangui.

On se rappellera qu’au début du mois de juin 2011, le tout nouveau ministre de l’administration du territoire, le Pasteur Josué Binoua, à l’occasion d’une visite de prise de contact à la Mairie de Bangui, avait ouvertement accusé Jean Barkès Ngombe Kette, de se livrer à une « gestion opaque » et indiqué qu’il mettrait fin à ce qu’il qualifiait de « dérives ». Ngombé Ketté était depuis lors sur une pente glissante.

Il faut aussi dire déjà que l’association des maires francophones a montré ses amertumes en rapport à la gestion des fonds qu’elle a injecté pour les travaux à la municipalité de Bangui. Ce sujet avait fait couler beaucoup d’encres dans les journaux à Bangui.

Ngombe Kette reste toujours un héro à Bangui !

Mais l’ancien maire de la ville de Bangui peut tout de même être fier du travail accompli. Il suffit seulement de sillonner les maquis et autres gargotes de Bangui, pour se rendre compte de sa popularité et de l’estime des habitants de cette ville pour leur maire.

Parmi les bénéficiaires des actions du maire, les policiers municipaux, jadis la risée de toute la ville, parce que appelés « Tourougou makara », (traduction littérale, les policiers de beignets), ont pu reconquérir leur dignité et occuper dignement leur place dans la cité. Grande fut également la joie des Banguissois de voir réapparaitre les feux de signalisation. Ils avaient disparu avec la chute de l’empereur Bokassa.

Il faut un audit à la mairie de Bangui !

Malgré tous les travaux que l’ex premier citoyen de la ville de Bangui avait réalisés, il faut dire qu’il n’a pas les mains propres. Un audit de la mairie de Bangui de l’ère Ngombe Kette doit être fait !

Des milliards du contribuable centrafricain ont disparu et sont tranquillement maintenant sur des comptes à l’étranger. Ces argents devront être restitués au peuple centrafricain !

Témoignage d’un humanitaire ayant vécu dans une zone sous contrôle des éléments rebelles de Baba Ladé !

Abdel Kader Baba Laddé, Chef de la rebellion tchadienne des Forces Populaires pour le Redressement

Les éléments des Forces Populaires pour le Redressement du rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé continuent leurs exactions sur le territoire centrafricain. Les médias ont continué à publié dans leur colonne des articles consacrés au sujet. Tango Ti Mbi publie en exclusivité cette semaine, le témoignage d’un humanitaire qui a vécu à Bambari, une zone à moitié sous le contrôle des Hommes de la rébellion tchadienne des Forces populaires pour le rassemblement.

L’humanitaire travaille dans une ONG internationale, très active dans la région. Il a été évacué à Bangui pour des raisons sanitaires.

Constat 1, les Hommes de Baba Laddé sont mieux équipés que les FACA !

Dans ses explications, l’humanitaire qui s’est rendu plusieurs fois parmi les rebelles tchadiens a expliqué que ces hommes sont mieux outillés que les Forces armées centrafricaines (FACA). « Ils ont même des tenues que jamais je n’aurais vu porter nos forces de l’ordres en détachement dans les villes de provinces », a-t-il expliqué.

Cet homme a ajouté ces rebelles sont aussi plus mieux armée que les FACA. « Ils ont des armes toutes neuves et de divers qualités et calibres », a-t-il ajouté.

Constat 2, les Hommes de Baba Laddé ont des laissez-passer délivrés par des hautes autorités militaires centrafricaines !

« Je ne sais pas par quel canal les journaux à Bangui ont des infos dans les zones à Baba Laddé », s’est inquiétée la source. « Il n’y aucune volonté pour les autorités militaires centrafricaines de renvoyer Baba Laddé chez lui », dit-il, avant d’affirmé que « ces rebelles tchadiens ont des laissez-passer dument signés par le ministre délégué à la défense nationale sur lesquels on peut se rendre compte visiblement qu’ils sont autorisés à circuler sur l’ensemble du territoire national centrafricain ! ».

Les médias se sont jusqu’alors abstenus de donner ces détails.

Constat 3, les Hommes de Baba Laddé sont approuvés par la population !

Baba Laddé a lui-même annoncé sur internet le 7 décembre dernier, que lui et ses hommes sont approuvés par la population centrafricaine et c’est seulement les médias qui ne l’aiment pas.

« Vrai ! », s’est exclamé l’humanitaire. « C’est parce qu’il a levé toutes les barrières dans toutes les zones sous son contrôle et qu’il distribue à chaque moment de la viande des bœufs, arnaquée chez les éleveurs, aux populations meurtries par la misère », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que « c’est juste parce que Baba Laddé a des armes et la population a les mains vides, et c’est une relation de domination et non de confiance ! ».

Bangui est informé. Mais elle ne doit pas ignorer aussi que Baba Laddé a promis d’après plusieurs journaux de passer la fête de la nouvelle année dans la capitale centrafricaine. Gouverner c’est prévoir et si prévoir veut dire prendre des dispositions, Bozizé et sa suite doivent faire ce que la constitution de la Centrafrique a dit en matière de la protection de l’intégrité territoriale nationale.

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