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Quand l’OCRB fait mauvais office en Centrafrique

Il existe en République centrafricaine un office de répression du banditisme appelé OCRB. Ce service mis en place pour sanctionner les déviants dans la société centrafricaine est plus que jamais aujourd’hui un outil dans la main d’une minorité ou de ceux à la « poche pleine », pour régler leur compte.

« Si je n’ai pas volé et si on voulait m’amener à l’OCRB, je vais automatiquement affirmer à tort », a expliqué Jean Grengbo, un jeune centrafricain vendeur ambulant au centre ville de Bangui. La question qui se pose est que pourquoi plus que jamais les accusés n’inspirent plus confiance à l’OCRB.

Les vraies missions de l’OCRB

L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme, (OCRB) est une branche de la police centrafricaine chargée normalement de la répression du banditisme comme cela est précisé dans son appellation.

Cependant, cette branche de la police se mêle de tout sans distinction, interférant dans les litiges de nature purement civile ou commerciale, agissant bien souvent sans instructions voire à l’insu du parquet et en dehors de la loi.

Sous l’anonymat, un policier de l’OCRB a indiqué sur les conditions d’interpellation des personnes, que « les personnes sont arrêtées, placées en geôle, le temps pour les enquêteurs de rechercher les preuves de ce qui leur est reproché ».

Il n’ya pas de question de présomption d’innocence chez OCRB

Voir le traitement des personnes par l’OCRB, on peut affirmer cependant sans crainte que ce service ne respect plus la question de présomption d’innocence. « Dès qu’on t’amène, on commence d’abord à te frapper les paumes de pièds tout en te posant la question de dire rien que la vérité même si tu n’a rien fait », affirmé Guy Sélékon, un habitant de Damala, accusé d’avoir volé une roue de pousse-pousse.

Il s’agit là, « d’une véritable dénaturation d’un principe fondamental en droit pénal exigeant au préalable l’existence d’indices suffisants et sérieux concordants et graves pour une arrestation », a affirmé cependant un responsable de la police centrafricain qui a requit l’anonymat.

Par ailleurs, cette pratique irrégulière explique les prolongations illégales de la durée de la garde-à-vue devenues coutumières en Centrafrique et non pas simplement une absence de moyens.

 

On vit la mort dans les geôles !

La geôle exiguë de l’OCRB Centrale par exemple, d’une surface de moins de 12m carré, contient plus de 60 personnes, entassées les unes sur les autres dans l’obscurité à une température qui peut avoisiner 40° lorsqu’il fait très chaud.

Les conditions sanitaires de ces personnes restent également à désirer.

Des indices de ce genre ne fait que ternir l’image de la République centrafricaine vu qu’elle a été plusieurs doigtée par les associations humanitaires de sabotage des droits humains.

Catégories :Justice
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