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Des parties stratégiques de la Centrafrique abandonnées aux hommes en armes

Les régions de la Centrafrique où la présence des hommes en armes ont été signalées

Depuis 2008, le sud-est, l’est, le Nord et le Centre nord de la Centrafrique font théâtre de la prise, la reprise et l’occupation jusque là définitive des hommes en armes, centrafricains et étrangers. Ceci se passe dans une République nantie des institutions de défense et l’ordre.

Contrairement aux versions du gouvernement centrafricain qui affirme que « la sécurité est assurée à plus de 80% sur l’ensemble du territoire nationale« , la réalité sur le terrain en dit autrement.

La LRA, maître du sud-est et de l’est de la Centrafrique depuis 2007

C’est vers la fin de l’année 2007 que les premières nouvelles de la pénétration des éléments rebelles ougandaises de la LRA (Lord Resistance Army) de Joseph Koni en Centrafrique, ont été entendues. Depuis ce temps, une bonne partie du sud-est et de l’est du pays est aux mains de ces. Sans s’inquiéter, ni se gêner de se voir aussi gêner par l’Armée centrafricaine, ces hommes ont depuis cette date jusqu’alors, fait tué plus de 2000 personnes et fait déplacé de chez eux plus de 4000 autres, selon un rapport de l’ONU, publié en 2011.

Depuis l’occupation du territoire centrafricain par ces hommes, il n’ya jamais eu une action de chasse concrète organisée par l’armée centrafricaine contre ce mouvement considéré de terroriste par le Président américain Barak Obama. N’eut été la volonté du président américain à aider les gouvernements des pays victimes de la LRA (Soudan, Centrafrique RD. Congo, Ouganda) à mettre hors d’état de nuire ce mouvement, le législatif centrafricain n’a jamais interpellé le ministre de la défense pour des explications sur cette occupation qui dure déjà et qui continue de faire des malheurs au sein de la population centrafricaine.

Malgré qu’une action militaire concertée, Ouganda – RD. Congo – Centrafrique appuyer par les Etats-Unis et la France, est en cours, cette rébellion ne se gène de rien et que ce « serait très difficile avec l’évolution actuelles des choses de les chasser de la Centrafrique », avait affirmé une femme otage de la LRA qui a réussit à s’évader en juin dernier, après 2 ans de captivité.

Joseph Koni, le chef rebelle de la LRA

« Il existe plus de 1000 éléments de la LRA actuellement sur le territoire centrafricain », avait affirmé la même victime, et qui, toujours selon elle, « divisés en groupe d’une vingtaine » et qui attaque, pillent, tuent, violent et font des otages au sein de la population dont les unes sont utilisées comme esclaves sexuelles et les autres comme combattant et comme transporteurs de leur butin.

Baba Ladé, le nouveau Roi du Centre-nord de la Centrafrique

Accompagné par plus de 1000 hommes armés, le chef rebelle tchadien du FPR (Front populaire pour le redressement), Baba Ladé le chef rebelle tchadien s’est retranché sur le territoire centrafricain depuis 2008. Baba Ladé fuyant là, la puissance de feu de l’armée tchadienne.

Deux accords de cessation d’hostilités ont été signés en tripartie (RCA – Tchad et la l’UFR), dont le dernier date de Bangui, le 13 juin 2011, qui prévoit tous « La cessation de paix avec Ndjamena et le départ du rebelle tchadien et des ses hommes sur le territoire centrafricain ».

Malgré cette volonté de la paix, Baba Ladé et ses hommes gardent encore position en Centrafrique et commencent depuis 3 mois à commettre des exactions, pillages, vols et meurtres. Seulement, le chef rebelle tchadien nie toutes ces accusations, malgré qu’il y ait des preuves flagrantes.

L’espoir de voir Baba Ladé quitter le territoire centrafricain se trouve dans leur prochaine mission à Ndjamena dans cette semaine. L’option de forces n’est pas aussi écartée en comprenant le chargé des affaires militaires tchadiennes à l’ambassade tchadienne en Centrafrique qui affirme à la presse que « Baba Ladé n’est pas le 1er rebelle tchadien, ni le 1er mercenaire. Nous avons eu à faire face et à négocier à des hommes qui ont des milliers de Toyota 4X4 ».

Vision partagée par les hommes politiques centrafricains et la population des régions victimes de ces hommes. Martin Ziguélé, président du parti politique du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) qui est « pour des actions

Malgré plusieurs accords de paix signés, Baba Ladé et ses hommes gardent encore position sur le territoire centrafricain

mêmes coercitives pour imposer la paix ».

Ce qui fait douter plusieurs observateurs est que si l’option FORCE est approuvée, cela ne pourrait pas engendrer davantage le phénomène des coupeurs de route ou de vol à main armée, dont on en parlera un peu plus loin dans cet article.

Le Nord-est de la Centrafrique, à la merci des hommes en armes

Le 24 novembre 2010, la ville stratégique de Birao est tombée entre les mais de la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), appuyée par une rébellion tchadienne. Il y avait plusieurs morts dans les rangs des FACA (Forces armées centrafricaines).

Ces hommes y sont installés pendant plus de 10 jours. C’en ait été au gouvernement centrafricain, ces hommes vont rester à Birao pour un bon moment. Le président François Bozizé était obligé de faire appel à son ami et voisin, le Tchadien Idriss Deby Itno, pour bouter ces hommes, hors de la Centrafrique. Depuis ce temps, des hommes en armes circulent librement et commettent des exactions sommaires au sein de la population civile centrafricaine de la localité. Pourtant, il ya une région militaire à Birao.

Les patrouilles se font « régulièrement », mais pas pour grand-chose. La population continue de souffrir.

A l’est 2 rébellions se font la peau et la population en tire les conséquences

La Centrafrique a aussi un bastion ethnique qui ne dit pas son nom. Les ethnies Rounga et les Goula. Ces deux ethnies se regardent depuis fort longtemps en rivales qu’ils sont obligés de créer deux rébellions. La CPJP et l’UFDR  (Union des forces démocratiques et républicaines) qui s’affrontent ouvertement déjà depuis 1 mois.

Pour exercer une pression sur le gouvernement afin de trouver un palliatif, l’UFDR est obligée de s’emparer de la ville de Sam Ouandja où elle règne en maître et imposée un blocus, depuis plus d’un mois deja.

A vrai dire, le but des deux rébellions à leur création était de s’auto défendre, avant d’évoluer au fil de temps vers des revendications politiques, à cause de l’intervention sournoise des politiques ces affaires. Le Processus du DDR (Désarment démobilisation et réinsertion des ces rebellions) a du coup de plomb dans l’aile vu que l’UFDR occupe présentement Sam Ouandja et qu’ils se battent avec la CPJP.

Le nord et ses rebelles

Au nord de Centrafrique, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) fait la loi, depuis 2007. Malgré que le mouvement soit signataire de l’accord de paix avec le gouvernement, ses armes ne sont pas encore restituées aux autorités. Un état de chose qui rend fragile la paix afin de faciliter la libre circulation des biens et personnes.

Martin Koumtamdji, retranché dans l’extrême nord du pays impose des conduites à tenir à la population

Outres, la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain  (FDPC) de Martin Koumtamdji, allias Abdoulaye Miskine, qui a refusé mordicus tout accord de paix, s’est retranché dans l’extrême nord du pays (dans les régions de Batangafo et Kabo) et impose des conduites à tenir à la population. Dans ses zones, les institutions républicaines n’ont pas Droit de Cité. La négociation de paix avec cette rébellion est en pause, vu qu’il une manque de volonté.

La sécurité, sensiblement réduite en Centrafrique

En faisant le calcul de cette analyse, il ressort des faits exposés que la situation sécuritaire a sensiblement baissé en Centrafrique. Il est certes vrai que la sécurité est assurée à plus de 80% dans la capitale Bangui, mais cela n’est seulement qu’un arbre qui cache la forêt.

La Réforme du Secteur Sécurité (RSS) entreprise par le gouvernement, appuyée par des bailleurs à travers les Documents stratégiques pour la réduction de la population (DSRP), doit vraiment miser sur ces aspects, vu que le pays prépare l’exploitation du pétrole par une société chinoise, de l’Uranium par le géant du nucléaire français AREVA, du ciment et la poursuite des activités de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

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