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Feuille de route d’un périple en RDC…Mésaventure pour certain !

Le départ de l’équipe Photo KTD Hippolyte Donossio
Nous sommes le 30 juin 2011, date initiale de la clôture des inscriptions sur la liste de révision du fichier électoral en République Démocratique du Congo (RDC).  Il fait jour depuis 11h sur la capitale centrafricaine. L’équipe de Kôngô Ti Doli, un groupe composé de 20 personnes, journalistes professionnels et étudiants en journalisme, formés en journalisme sensible au Droit de l’Homme par un Projet de l’Institut Panos Paris (IPP), s’apprêtent à traverser le fleuve Oubangui. Ils se rendent à Zongo, une commune de la RDC en face de la capitale centrafricaine Bangui. Objectif de la mission : Couvrir la clôture des opérations.
L’ambiance est chaude ce matin au siège de l’IPP de Bangui. Après quelques moments de concertation avec Simon Pierre Ndouba, le chargé de suivi du projet et Pascal Chirhalwirwa, le coordonateur des activités de l’IPP en Centrafrique, l’équipe est très vite arrivée au port Biche où la traversée était prévue.
Le début de l’aventure
Les formalités pour le Laissez-passer n’a pas prit trop de temps que 10mn suffisent pour que tout le monde se met dans cette pirogue de fortune. C’est parti ! Le moteur vient de démarrer et marque le début d’un cauchemar pour certains.
« C’est ma première fois de grimper dans un pirogue ! », a vite lâché Belfort qui ne manque que de pipi dans la culotte du fait que la pirogue à l’air de chavirer. Entre la prière de Inès et le chapelet compté par Melvine, se trouve une peur grotesque de José Félix, voilée par une un sage conseil donné à Hippolyte, qui se met débout pour filmer la traversée, de s’assoir, car « nous sommes déjà en plein milieu du fleuve ! », dit-il.
La traversée n’est pas aussi longue, 5mn suffisent pour qu’on foule le sol congolais. Les uns se bousculent contre les autres, soit pour descendre de « cet objet » soit pour se prendre en photo. De l’autre coté, Pascal et Simon Pierre sont entrain de faire la formalité pour les laissez-passer.
Là aussi, ça n’a pas prit trop de temps pour la formalité de 20 personnes, que c’est rapide ! Puis Click-clac, une partie de photo avec les autorités de frontière congolaise, qui nous confient très vite que « les autres sont en défilé, c’est les 50 ans de l’indépendance de notre pays » !
Mais en attendant, on nous fait aussi savoir que le bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) ne travaille pas aujourd’hui. Par contre, les centres d’inscription sont toujours ouverts. 
Le reportage espion ?
Une partie du défilé à Zongo Photo KTD Hippolyte Donossio
Nous nous sommes vite rendus à la place African Luxe où plus de 3000 personnes assistent au grand défilé. Que le public est beau ! Un petit « Mbotè » (Bonjour en Lingala) aux confrères journalistes suffit et marque le début d’une couverture des manifestations. « Les nouveaux venus » prennent d’assaut le lieu. Interview par ci, photo par là. Mais ce n’était pas notre mission ! 
Que voilà hop, un monsieur en veste, jean, lunette fumée digne d’un espion siffle à Romary lui disant d’arrêter de filmer et de lui apporter l’appareil la photo. Peut être que nous ne sommes pas des invités ? Vite Romary me remet l’appareil…Je m’approche…Pascal et Simon Pierre aussi… ça à l’air de capoter…
Votre Papier ?…Les voici…nous sommes des journalistes de Centrafrique, nous sommes en reportage… Le maire de la ville ne nous a pas encore rencontré… Ok filmez, mais PAS LES MILITAIRES et LES OFFICIELS ! Ok…chef… Puis quelques signes à des inconnus pour surveiller ces invités surpris de prêt ! Soyons prudents les gars, ont affirmés Simon Pierre et Pascal.
A 13h, la fatigue semble arrivée Ph. KTD Hippolyte Donossio
A 13h, le défilé n’est pas encore fini, la queue est encore longue, mais certains membres de l’équipe semblent déjà bien fatiguer. Ils ont vu la fin avant le début. Petit-Jean ne peut plus supporter, il rentre à Bangui…
A 14h30mn, le défilé vient de finir. Il nous faut avoir l’autorisation du maire avant de réaliser une interview ! Vite à son domicile, le refus des gardes du corps du maire… mais…le tour est joué. Le gars a même accepté une interview. Puis encore Clic-clac, photo de famille avec le maire. Maintenant au boulot !

Photo de Famille avec le maire de la ville de Zongo en ensemble veste

 Contactons la CENI
C’est Clarisse la contrôleur technique régional qu’il nous faut pour le travail. Mais où est-elle ? Son téléphone ne sonne pas. C’est éteint. Rendons-nous à Shalom, c’est un centre d’inscription, peut être on se pourra réaliser une ITW. 
A Shalom il est 15h15, le président du centre de dire que « Je n’ai pas autorisation de réaliser une ITW même si le maire l’ordonne. La CENI est indépendante. Cherchez à avoir l’aval de Clarisse ». Mais où est cette Clarisse ? A l’église peut être à la maison ? Rendons d’abord chez elle à la maison. Ce n’était pas une partie de plaisir…
Effectivement elle est là…elle dort…Excusez moi c’est un jour de fête et je suis rentrée avant la fin du défilé, je me repose un peu. De rien. Allons retrouver un collègue, il peut m’aider à répondre aux questions là où je vais être bloquée. Lui aussi n’est pas là ! Rentrons à Shalom alors. Des va-et-vient à faire casser les os !
Il est déjà 16h30. De là le travail s’est bien déroulé, mais l’équipe est divisée. Ceux qui ne peuvent plus supporter la faim, sont partis dans la ville pour chercher à se ressourcer. Pluie de question de Hippolyte Simon Pierre et Pascal. Clarisse répond avec trop de tact. 
Le retour de l’équipe à Bangui Ph. KTD Hippolyte Donossio
Il est l’heure de rentrer les frontières ferment à 17heures. Très épuisé, tout cherche vite à rentrer. Salutation encore avec les autorités de la matinée. Clarisse est encore là pour nous accompagner à la sortie. Des « Au revoir » par ci, salutation par là.
Une nouvelle aventure dans l’aventure ?
Les Au Revoir à Zongo Ph. KTD Hippolyte Donossio
Deux pirogues nous ramènent cette fois-ci. Voilà une minute à peine, en pleine fleuve et à plus de 200m, le moteur lâche… Plus de carburant ? Le moteur est en panne ? Les regards tournent vers le ciel alors qu’il est déjà 17h15mn. Le moteur reprend. Quelques minutes plus tard, il lâche à nouveau cette fois-ci le passeur tente de démarrer par 4 fois en vain… Et la 5e fois… « Nous sommes enfin arrivés à Bangui », s’écrit Elian.  
Tout le monde n’a plus envi de rester là, « nous rentrons » disent les uns aux autres. 
Joignons l’utile à l’agréable
Visiblement, l’équipe est bien fatiguée après ce long voyage
« Pour l’anniversaire de l’indépendance de mon pays que vous venez de visiter, j’offre une bouteille à chacun de tout le monde » s’exclame Pascal. Au Parc du Cinquantenaire… Non ils sont très chers là-bas, allons où alors ? A Chappaga !
La partie n’est pas aussi longue qu’on l’entendait » a affirmé un membre de l’équipe. Puis chacun se dispersent, d’autres profitent de la voiture à Pascal.
Une leçon
Ce n’est pas aussi facile de faire un reportage de telle sorte dans un pays étranger dans un court délai pareil. Le reportage produit sera diffusé le 9 juillet, date de la fin de session de cette formation en Droit de l’Homme de l’IPP. L’équipe Kôngô Ti Doli sera aussi bientôt en ligne sur le Slate Afrique, grâce à Stéphane et Hippolyte. Retrouvez déjà Kôngô Ti Doli sur facebook et twitter.
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