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Affaire DSK, quelle leçon pour la justice centrafricaine ?

« L’inculpation de Dominique Strauss-Kahn dimanche matin par le parquet de New York pour agression sexuelle est un véritable séisme politique », c’est ce que j’ai lu sur le site du Figaro ce 16 mai 2011. Mais ma question est de savoir, quelle leçon cette affaire peut donner à la justice centrafricaine souvent accusée à tort ou à raison de maitresse d’impunité ?
Je serais maudit par tous, si je compare la justice centrafricaine à celle des USA. Il n’y a pas de matière à comparaison ici. Mais je dirais que ceci est un exemple pour ces hommes et ces femmes de droits centrafricains qui continuent de caresser les présumés ou les coupables dans le sens du poil.
On ne touche pas aux intouchables en RCA
En Centrafrique, je ne peux même pas oser dire que même « un petit directeur » d’une « petite société financière » peut passer devant la justice, pour quoi qu’il a fait. Tout le monde est l’ami, le cousin, le frère du Président.
Ce titre protège du coup tout le monde de tous les dangers. Eh ben oui, tous le monde a vu comment les présumés de l’affaire Rayan ont été traités. Rayan est un grand super marché des expatriés libanais qui avait pris feu en mi 2010. Les présumés sont encore dans une prison militaire, sans procès.
Plusieurs plaintes déposées contre les sois disant Parents ou Amis du Président trainent encore dans les armoires des Hommes de droits centrafricains. Ça me fait mal quand je discute avec les enfants du pays qui me disent « mais qu’est ce que tu veux qu’on fasse ? La justice n’est pas faite pour nous ».  
La raison appartient au plus fort
Les centrafricains n’ont plus confiance à la justice de leur pays quand il s’agit d’une affaire qui les opposent à un expatrié. Même si l’affaire DSK était à Bangui, je suis convaincu que le Président du FMI ne soit arrêté.
Ceci non seulement parce que le milieu est corrompt mais aussi parce qu’il s’agit dans le cas d’espèce, d’un bailleur de fonds. Chez nous qui dit bailleur, dès qu’il met pied dans le pays il est devenu intouchable même s’il viole des règles du pays.
Pendant son discours d’investiture le 15 mars dernier, le président Bozizé a promis faire un toilettage du milieu. Très bonne initiative. Mais il va falloir que les choses changent par la base, puisque dans les commissariats de police et les services de la gendarmerie, c’est l’enfer. Tout cela va finir un jour, mais je pense ce n’est pas demain la veille.
Catégories :Justice
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